352. Infanterie-Division

La 352. Infanterie-Division est une division d’infanterie allemande ayant combattu au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Elle est mise sur pied le 5 novembre 1943 par le Wehrkreis XI dans le cadre de la vingt-et-unième vague de mobilisation (21. Welle) à partir des restes de la 268. Infanterie-Division et de la 321. Infanterie-Division qui ont subi de très grosses pertes en URSS. En janvier 1944, elle est transférée en Normandie entre Bayeux et Carentan. Elle y stationne jusqu’au Débarquement allié.

En juin 1944, la 352. Infanterie-Division est composée de trois régiments d’infanterie (Grenadier-Regiment 914, Grenadier-Regiment 915 et Grenadier-Regiment 916), d’un régiment d’artillerie (Artillerie-Regiment 352 doté de trente-six pièces de 10,5 cm et de douze pièces de 15 cm), d’un bataillon antichar (Panzerjäger-Abteilung 352 équipée de quatorze Panzerjäger 38(t) Marder II, de six Sturmgeschütz (StuG) III Ausf. G et de neuf pièces antiaériennes de 3,7 cm montées sur camions Opel), d’un bataillon de génie (Pionier-Bataillon 352), d’un bataillon de fusiliers (Füsilier-Bataillon 352).

Le 6 juin 1944, elle est immédiatement engagée face à Omaha Beach et à la Pointe du Hoc. Certaines de ses unités sont entremêlées avec celles de la 716. Infanterie-Division entre Bayeux et la Vire. Elle subit d’importantes pertes dans les jours qui suivent le Débarquement.

Début août, elle est retirée du front et placée dans la région d’Alençon pour être rafraîchie. La percée américaine consécutive à l’opération Cobra l’oblige à se replier en menant des combats d’arrière-garde vers l’Allemagne.

En absorbant les éléments de la 581. Volksgrenadier-Division, elle est transformée le 21 septembre 1944 en 352. Volksgrenadier-Division et participe à la contre-offensive des Ardennes en décembre 1944. Elle combat ensuite en Allemagne sur le Rhin avant de se replier sur le Danube et dans les Alpes où elle se rend. Dans la confusion des dernières semaines de la guerre, une seconde 352. Volksgrenadier-Division est activée par la 19. Armee le 14 avril 1945. Cette unité se rend aux troupes françaises.

Bibliographie :

Georges BERNAGE, Hein Severloh face à Omaha Beach, in Normandie 1944 Magazine n°3 (Heimdal, 2012) : article de dix-huit pages retraçant les combats du Wn 62 sur Omaha Beach face à la 1st US Infantry Division sur la base notamment du témoignage d’un vétéran de la 352. Infanterie-Division – Photos, plans, cartes.

Georges BERNAGE & François de LANNOY, Dictionnaire historique – Les divisions de l’armée de terre allemande (Heimdal, 1997)

Alain CHAZETTE, Le Mur de l’Atlantique en Normandie (Heimdal, 2000)

Frédéric DEPRUN, Normandie 1944, 2. Panzer-Division, tome 1, Reformation et combats, janvier-juin 1944 (Heimdal, 2019) : livre de trois cent cinquante pages sur la reformation de la 2. Panzer-Division à l’Ouest au premier semestre 1944 avec une étude de la composition de chacune de ses composantes, sur son engagement en Normandie aux côtés de la 352. Infanterie-Division et de la 130. Panzer-Lehr-Division face aux Américains de la 1st US Infantry Division, des 743rd et 635th US Tank Destroyer Battalions et des Britanniques de la 7th Armoured Division, des 15th et 49th Infantry Divisions, de la 8th Armoured Brigade à Caumont-l’EventéCahagnes, face à l’opération PerchSaint-Germain d’EctotRaurayCheuxBrettevilette et Noyers – Photos, cartes, reproductions couleurs d’objets d’époque, profils couleurs.

Didier LODIEU, Le sacrifice des Fallschirmjäger, tome 1, du 26 juillet au 5 août 1944 (La Poche de Falaise – Chambois, 2019) : livre de plus de deux cent vingt pages sur les combats du II. Fallschirm-Korps d’Eugen MEINDL (3. Fallschirmjäger-Division et Fallschirmjäger-Regiment 15 de la 5. Fallschirmjäger-Division, 352. Infanterie-Division, 363. Infanterie-Division) lors du déclenchement de l’opération Cobra qui pulvérise les unités que se trouvent immédiatement à sa gauche (130. Panzer-Lehr-Division et 275. Infanterie-Division) et les deux semaines qui suivent durant lesquelles le corps parachutiste allemand doit également gérer le danger provoqué par l’opération Bluecoat et la capture d’un pont sur la Souleuvre, cette fois à sa droite, où il lutte contre des éléments de la 2nd US Armored Division et du V US Corps (2nd US Infantry Division, 5th US Infantry Division, 29th US Infantry Division, 35th US Infantry Division, appuyées par les 741st US Tank Battalion, 735th US Tank Battalion, 737th US Tank Battalion, 818th US Tank Destroyer Battalion) à Saint-Gilles, Canisy, Cote 183, Saint-Jean-des-Baisants, Vidouville, Mesnil-Harman, Planquais, Notre-Dame-d’Elle, Biéville (Manche), Saint-Amand, Torigni-sur-Vire, Tessy-sur-Vire, Guilberville, Mesnil-Robert et enfin Vire, tout en se coordonnant notamment avec la 2. Panzer-Division – Photos, cartes.

Dennis OLIVER, StuG III & IV, German Army, Waffen-SS and Luftwaffe, Western Front, 1944-1945 (Pen & Sword, 2019) : livre de soixante-quatre pages de la série Tank Craft recensant l’ensemble des unités utilisant des canons d’assaut Sturmgeschütz (StuG) III et Sturmgeschütz (StuG) IV parmi les différentes composantes de l’armée allemande à l’Ouest dans les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale en Europe (Sturmgeschütz-Abteilung 200 / Sturmgeschütz-Brigade 200, Sturmgeschütz-Brigade 243 / Heeres-Sturmartillerie-Brigade 243, Sturmgeschütz-Brigade 244, Sturmgeschütz-Brigade 280, Sturmgeschütz-Brigade 341, Sturmgeschütz-Brigade 394, Sturmgeschütz-Brigade 667, Sturmgeschütz-Brigade 902, Sturmgeschütz-Brigade 905 / Heeres-Sturmartillerie-Brigade 905, 2. Panzer-Division, 116. Panzer-Division, 9. Panzer-Division, 11. Panzer-Division, 3. Panzergrenadier-Division, 15. Panzergrenadier-Division, Panzer-Division Clausewitz, 25. Panzergrenadier-Division, Panzer-Brigade 111, Panzer-Brigade 112, Panzer-Brigade 113, schwere Panzerjäger-Abteilung 519, schwere Panzerjäger-Abteilung 559, Panzer-Abteilung (Funklenk FKL) 301, Panzer-Abteilung (Funklenk FKL) 302, Panzer-Kompanie (Funklenk FKL) 315, Panzer-Kompanie (Funklenk FKL) 316, Panzer-Kompanie (Funklenk FKL) 319, Führer-Grenadier-Brigade, Panzer-Brigade 150, 12. Volksgrenadier-Division, 36. Volksgrenadier-Division, 19. Grenadier-Division / 19. Volksgrenadier-Division, 176. Infanterie-Division, 84. Infanterie-Division, 85. Infanterie-Division / Infanterie-Division Döberitz / Infanterie-Division Potsdam, 212. Volksgrenadier-Division, 198. Infanterie-Division, 243. Infanterie-Division, 245. Infanterie-Division, 256. Volksgrenadier-Division, 276. Volksgrenadier-Division, 326. Infanterie-Division, 331. Infanterie-Division, 340. Volksgrenadier-Division, 346. Infanterie-Division, 348. Infanterie-Division, 352. Infanterie-Division / 352. Volksgrenadier-Division, 353. Infanterie-Division, 361. Volksgrenadier-Division, 553. Grenadier-Division, 712. Infanterie-Division, 189. Infanterie-Division, 559. Volksgrenadier-Division, 338. Infanterie-Division, Minenkommando Dänemark, 1. SS-Panzer-Division, 2. SS-Panzer-Division, 9. SS-Panzer-Division, 10. SS-Panzer-Division, 17. SS-Panzergrenadier-Division, Fallschirm-Sturmgeschütz-Brigade 11, Fallschirm-Sturmgeschütz-Brigade 12, 16. Luftwaffen-Feld-Division, 17. Luftwaffen-Feld-Division, 18. Luftwaffen-Feld-Division, Fallschirm-Panzer-Ersatz- und Ausbildungs-Regiment Hermann Göring) ainsi que les différentes évolutions techniques introduites sur les lignes de production de décembre 1942 à mai 1945 – Photos, reproductions couleurs de maquettes, ordres de bataille, organigrammes véhicule par véhicule, profils couleurs [Sturmgeschütz (StuG) III Ausf. F/8 (11. Panzer-Division), Sturmgeschütz (StuG) III Ausf. G (Fallschirm-Sturmgeschütz-Brigade 11, Sturmgeschütz-Brigade 280, Sturmgeschütz-Brigade 341, Sturmgeschütz-Brigade 394, Heeres-Sturmartillerie-Brigade 667, Führer-Grenadier-Brigade, 243. Infanterie-Division, 348. Infanterie-Division, 353. Infanterie-Division3. Panzergrenadier-Division, 2. SS-Panzer-Division, 10. SS-Panzer-Division) et Sturmgeschütz (StuG) IV (17. SS-Panzergrenadier-Division)].

Steven J. ZALOGA, Panzerfaust vs Sherman, European Theater 1944-45 (Osprey, 2019) : livre de quatre-vingt pages dans la série « Duel » décrivant le développement des armes individuelles antichars allemandes durant la Seconde Guerre mondiale [Panzerfaust (30 (klein), 30 (groß), 60, 100, 150 et 250), Panzerschreck (43 et 54), Panzerwurfmine], leur emploi au combat, les moyens supplémentaires de protection mise en oeuvre par les Américains sur le Medium Tank M4 Sherman pour s’en prémunir et l’exemple d’un combat avec celui de Villiers-Fossard les 29 et 30 juin 1944 entre la 352. Infanterie-Division et la 3rd US Armored Division en Normandie – Photos, plans, dessins couleurs.

Niklas ZETTERLING, Normandy 1944, German Military Organization, Combat Power and Organizational Effectiveness (J.J. Fedorowicz Publishing, 2000)

Boutique :

Heimdal 1997 BERNAGE Georges de LANNOY Francois Dictionnaire historique Heer 1939-1945        Osprey 2019 ZALOGA Steven Duel 099 Panzerfaust vs Sherman European Theater 1944-45

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