Chars allemands (Panzer)

En réaction à l’apparition des premiers chars britanniques durant la Première Guerre mondiale, les Allemands développent un premier char appelé Sturmpanzerwagen A7V de 30 tonnes. Construit à seulement vingt exemplaires dont le premier est livré le 1er octobre 1917, il connaît son baptême du feu à Saint-Quentin le 21 mars 1918. Les états-majors allemands restent dubitatifs quant à son emploi car il est lourd, peu manœuvrant et fragile. A l’instar du Renault FT, deux prototypes de chars légers sont développés dans les derniers mois du conflit : le leichte Kampfwagen LK I de 7 tonnes et le leichte Kampfwagen LK II de 9 tonnes. L’Armistice met fin à ces projets avant que la production en série ne débute. Les engins sont secrètement vendus à la Suède, expédiés en pièces détachées et assemblées sous l’appellation Stridsvagn m/21.

Publicités

Le Traité de Versailles contraint l’armée allemande à ne conserver que cent mille hommes, dont quatre mille officiers, sans aucun matériel lourd. La conception et la fabrication de chars sont interdites. Néanmoins, sous l’impulsion de son chef Hans von SEEKT, la Reichswehr entame une réforme doctrinale en profondeur et initie secrètement plusieurs projets en partenariat avec des industriels. Les Allemands s’appuient sur l’URSS et la Suède. Le Traité de Rapallo signé le 16 avril 1922 avec les Soviétiques leur accorde des facilités pour tester discrètement des armes interdites par le Traité de Versailles (armes chimiques, avions et chars). De leur côté, les industriels développent leur coopération avec la Suède par le biais de sociétés écrans. Durant l’Entre-Deux-Guerres, la Reichswehr s’entraîne avec de faux chars qui sont des véhicules transformés avec une superstructure additionnelle. En 1926, l’Armeewagen 20 pose déjà les principales spécifications techniques qui s’appliqueraient à un char. S’en suivent plusieurs projets étudiés et cachés sous la désignation de « tracteurs » : Großtraktor initié en mars 1927 et Leichttraktor en mai 1928. Les prototypes sont testés en URSS à partir de 1930. En 1932 sont lancées les études pour un Kleintratkor et un Mittlerer Traktor (Neubaufahrzeug). En 1933, les prototypes envoyés en URSS sont rapatriés en Allemagne, la base de Kama étant fermée le 15 septembre 1933. Le 1er novembre 1933 est formée une compagnie blindée à Zossen avec les différents types de « tracteurs ». Les premiers concepts sont validés et les démarrages en série sont désormais possibles.

Directement inspirés du retour d’expérience de la Première Guerre mondiale et des études menées secrètement par la Reichswehr, trois familles de chars voient le jour : les chars légers, les chars d’accompagnement et les chars de bataille. En avril 1934 débute la fabrication du Panzer I dérivé du Kleintraktor. En janvier 1934, un cahier des charges est établi pour définir un char d’accompagnement qui aboutit au Panzer IV. En juillet 1934 sont lancées les études qui aboutissent au lancement du Panzer II. En 1935 débutent les études d’un char de bataille qui aboutit au Panzer III dont la vocation est de lutter contre les chars adverses. Le 15 octobre 1935 sont créées les trois premières divisions blindées allemandes. Des exemplaires de Panzer I sont envoyés en Espagne où ils connaissent leur baptême du feu. Il y apparaît comme trop léger et pas assez armé, sa production est arrêtée avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

Publicités

Le 15 juin 1936, l’armée allemande lance également l’étude d’un véhicule d’appui destiné aux unités d’infanterie avec un cahier des charges réalisé par Erich von MANSTEIN. Le concept repose sur l’utilisation d’un canon placé sous casemate fixe (et non plus en tourelle) sur un châssis blindé. Une quatrième famille de chars est lancée, celle des canons d’assaut.

En parallèle, états-majors et industriels se penchent sur un char plus lourd, notamment dans la perspective d’affronter la Ligne Maginot. Les prototypes des Durchbruchwagen DW 1 et DW 2 sont testés en 1938 mais ne donnent pas satisfaction et les essais sont stoppés.

Le 15 mars 1939, le III. Reich envahit la Tchécoslovaquie et établit le Protectorat de Bohême-Moravie. A cette occasion, les chars tchèques LT 35 et LT 38 ainsi que leurs lignes d’assemblage tombent aux mains allemandes qui intègrent ces matériels dans leur arsenal sous la dénomination de Panzer 35(t) et Panzer 38(t). Seul ce dernier continue cependant à être produit. Cette utilisation extensive et organisée de matériels étrangers n’est qu’un début. Elle permet de compenser la faiblesse industrielle allemande et le retard pris dans la production d’engins blindés durant l’Entre-Deux-Guerres et le manque récurrent de moyens tout au long du conflit.

Le 1er septembre 1939, l’Allemagne déclenche l’opération Fall Weiß, l’invasion de la Pologne, après la signature de l’accord Molotov – Ribbentrop entre le III. Reich et l’URSS. Trois mille quatre cent soixante-douze chars sont alors disponibles, dont les trois-quarts sont des Panzer I et des Panzer II faiblement blindés et armés. Les chars d’origine tchèques représentent 8% du total, mais surtout près de la moitié des chars moyens. Les opérations en Pologne valident globalement les concepts développés par la nouvelle armée allemande même si plusieurs adaptations apparaissent nécessaires : les divisions légères ne sont pas assez puissantes, la capacité antichars des chars alignés est insuffisante et la mise en oeuvre de l’artillerie, qu’elle soit tractée ou hippomobile, est trop lente pour appuyer correctement les unités motorisées. Les divisions légères sont remaniées et transformées en véritables divisions blindées. Pour muscler la capacité antichar, le concept de chasseurs de chars apparaît. Il donne naissance à une première improvisation sur la base du châssis du Panzer I, le Panzerjäger I. De même, le premier canon automoteur allemand, le Sturmpanzer I, est aussi développé en utilisant un procédé similaire. L’habitude de transformer des châssis obsolètes en chasseurs de chars et en canons automoteurs est prise. Elle perdure tout au long de la Seconde Guerre mondiale. Au-delà de ces expédients, le besoin d’avoir des chars mieux armés et mieux blindés apparaît déjà comme indispensable. Le 24 novembre 1939, le projet VK. 30.01 reprenant la silhouette du Panzer IV aboutit à la commande de prototypes. Armés encore de canons courts et reprenant les formes anguleuses des chars développés durant l’Entre-Deux-Guerres, ils aboutiront à terme à la naissance du Panzer VI Ausf. E Tiger.

Le 9 avril 1940, les Allemands déclenchent l’opération Weserübung contre le Danemark et la Norvège. Les Neubaufahrzeug y connaissent leur seul engagement opérationnel. Un mois plus tard, le 10 mai 1940, la grande offensive à l’Ouest débute. L’opération Fall Gelb est une réussite et concrétise le succès de l’arme blindée allemande. Le Sturmgeschütz (StuG) III y fait aussi ses premières armes. L’opération Fall Rot achève de défaire l’armée française. Les Allemands mettent la main sur d’importants stocks de matériels français et comme avec les chars tchèques, ils récupèrent des chars et les lignes d’assemblage pour les intégrer dans leur propre arsenal ou se servir de leurs châssis pour les décliner an chasseurs de chars ou canons automoteurs : Renault FT-17, Renault R35 et R39, Hotchkiss H35 et H39, Somua S35, Chars B1 et B1 Bis, AMD 178 Panhard, Lorraine 37L. Si stratégiquement, la victoire est éclatante, les chars allemands apparaissent comme sous protégés et sous armés pour lutter contre des adversaires du même type. Un nouveau projet de char plus lourd est lancé avec le VK. 36.01 sur la base du projet abandonné de Durchbruchwagen DW 2.

La préparation de l’invasion de la Grande-Bretagne avec l’opération Seelöwe (qui ne sera jamais déclenchée) permet de développer des chars à vocation amphibie : Tauchpanzer III et Tauchpanzer IV.

En mars 1941, sur la base du VK. 30.01 est lancé le chasseur de char Sturer Emil armé d’un canon de 12,8cm L/61. Le 25 avril 1941, décision est également prise de doter le VK. 30.01 d’un canon de 8,8cm. Le 26 mai 1941, Adolf HITLER fait lancer l’étude d’un nouveau projet de char lourd, le VK. 45.01 en s’appuyant sur les travaux autour du VK. 30.01.

Au moment d’intervenir dans les Balkans et d’envahir l’URSS le 22 juin 1941 (opération Barbarossa), les Panzer II, Panzer III, Panzer IV et Panzer 38(t) sont encore en production et des améliorations sont régulièrement introduites. Les Panzer I et Panzer 35(t) restent néanmoins toujours en dotation. Le choc avec l’Armée Rouge met fin à la domination de l’arme blindée allemande sur ses adversaires qui se retrouve confrontées à des blindés bien plus puissants et protégés que les siens avec les T-34, KV-1 et KV-2.

Le VK. 36.01 est arrêté le 31 juillet 1941 et plusieurs programmes sont lancés dans l’urgence. Le 25 novembre 1941, un cahier des charges est lancé pour remplacer à terme le Panzer IV : le VK. 30.02. De son côté, Skoda propose en vain un projet développé sur fonds propres, le T25 qui est une copie du T-34. Le 17 décembre 1941, un projet de char super lourd est lancé codé VK. 72.01, ébauche d’un future Panzer VII Löwe. Un second projet de char super lourd est lancé le 21 mars 1942, le VK. 100.01. Ces deux études sont stoppées avant de parvenir au stade de prototype. Le 20 avril 1942, le VK. 45.01 proposé par Henschel est retenu pour devenir le Panzer VI Ausf. E Tiger tandis qu’en mai 1942, le VK. 30.02 proposé par MAN est retenu et le Panzer V Panther est lancé. Dans le même temps, le besoin de rationaliser les plateformes pour faciliter la production industrielle et la gestion des pièces détachées devient un facteur de plus en plus important à partir du moment où le conflit perdure. C’est pourquoi, les premières bases d’un programme de standardisation est lancé, mais il ne pourra voir concrètement le jour avant la fin de la guerre. Le baptême du feu intervient le 29 août 1942 pour le Panzer VI Ausf. E Tiger dans la région de Leningrad. Malgré quelques tâtonnements opérationnels et sur un terrain assez peu propice à l’engagement de chars lourds, il fait rapidement ses preuves et de sa supériorité face à l’adversaire. Protection et puissance de feu semblent être les seules solutions pour compenser l’avantage numérique de l’Armée Rouge. Plusieurs projets sont lancés pour préparer les prochaines générations de chars. A partir d’une idée issue de l’armement naval, un croiseur terrestre est envisagé sous la dénomination P.1000 Ratte dont les études sont lancées en décembre 1942. En janvier 1943, un cahier des charges est diffusé pour un successeur au Panzer VI Ausf. E Tiger qui aboutit à deux projets concurrents : le VK. 45.02 et le VK. 45.03. En avril 1943, le concept de standardisation Einheitsfahrgestell est figé et s’oriente sur six plateformes : E-5, E-10, E-25, E-50, E-75 et E-100 couvrant les besoins du chasseur de chars léger pour l’infanterie au char super lourd dont le concept est validé le 1er mai 1943 sous la forme de Panzer VIII Maus à partir du  VK. 100.01.

Publicités

Le déclenchement de l’opération Zitadelle le 5 juillet 1943 à Koursk voit le baptême du feu du Panzer V Panther. L’opération est stoppée quelques jours plus tard, les Allemands ne réussissant pas à percer les lignes de défense soviétiques. Le rapport des pertes est cependant très en faveur des Allemands mais il n’empêche pas l’Armée Rouge de reprendre immédiatement l’initiative à Rjev et sur le Mious. A partir de ce moment, la Wehrmacht n’est plus en mesure de concevoir une opération offensive stratégique en URSS. Alors qu’un nouveau front s’ouvre en Italie, qu’un autre est attendu à l’Ouest et que les bombardements aériens au-dessus de l’Allemagne prennent de l’ampleur, la priorité est à la production de masse. Le Panzer IV continue à être produit en nombre et reste l’ossature principale des divisions blindées allemandes faute de capacités industrielles suffisantes et à la complexité du Panzer V Panther. Canons d’assaut et chasseurs de chars plus faciles à produire et moins coûteux sont de plus en plus employés pour substituer le manque de chars de combat.

En décembre 1943 débute la production du Panzer VI Ausf. B Königstiger. Tout comme le Panzer V Panther, il adopte un blindage incliné, le différenciant des engins développés ou issus de concepts datant de l’Entre-Deux-Guerres.

Début 1944, des fuites sont organisées dans la presse à propos d’un projet de Panzer IX, mais celui-ci n’existe pas. En août 1944 commence la production du Panzer IV/70 en utilisant des châssis destinés à des Panzer IV Ausf. J. Mais la silhouette et le concept en font plutôt un chasseur de chars car il n’a pas de tourelle mais une casemate. Cette solution permet de combler plus facilement les pertes en s’évitant la construction complexe de tourelles sans transformer les chaînes de fabrication qui nécessiterait un arrêt de production impensable à ce moment du conflit.

Bibliographie :

Thomas ANDERSON, Raspoutitsa, l’ennemi sans visage, in Trucks & Tanks Magazine n°24 (Caraktère, 2011) : article de dix pages sur les conséquences de la boue pour les Allemands sur les opérations, chars, véhicules blindés, véhicules de servitude  en URSS au cours de la Seconde Guerre mondiale provoque le développement de véhicules spécifiques comme les Mercedes-Benz L 4500 R Maultier, Ford V 3000 S Maultier, Radschlepper Ost Typ 175, Raupenschlepper Ost (RSO), schwere Wehrmachtschlepper (sWS) – Photos, plans, profils couleurs.

Thomas ANDERSON, Panzerschutz & Vorpanzer, les blindages et surblindages des Panzer, in Trucks & Tanks Magazine n°13 (Caraktère, 2009) : article de vingt-huit sur le blindage des chars allemands (Panzer I, Panzer 35(t), Panzer 38(t), Panzer II, Panzer III, Panzer IV, Panzer VI Ausf. E Tiger, Panzer VI Ausf. B Königstiger, Panzer V Panther), les renforcements apportés (avec l’exemple des directives d’Adolf HITLER pour le StuG III) et des solutions de surblindage utilisées sur les Panzer IV Ausf. D et Panzer IV Ausf. E – Photos, données techniques, plans, profils couleurs.

Jacques ARMAND, 1946, Panzer vs Tanks alliés, les Alliés auraient-ils été dépassés ?, in Trucks & Tanks Magazine n°54 (Caraktère, 2016) : article de seize pages étudiant ce qu’aurait pu être l’affrontement entre les chars allemands (Panzer V Ausf. F Panther, Panzer E-50, Panzer E-75, Panzer E-100, Panzer VIII Maus) et les chars américains (Heavy Tank M26 Pershing, Heavy Tank T30, Heavy Tank T34, Super Heavy Tank T28), soviétiques (T-34/100, T-44, T-54, IS-3, IS-4, IS-7, Objekt 247, Objekt 704) et britanniques (Tank Cruiser (A41) Centurion, Tank Infantry (A43) Black Prince, Heavy Tank (A39) Tortoise) si la Seconde Guerre mondiale s’était poursuivie en Europe en 1946 – Photos, profils couleur.

Yves BUFFETAUT, Mai 1940, les chars français au combat, in Militaria hors-série n°96 (Histoire & Collections, 2015) : numéro de quatre-vingt pages les évolutions des armes blindées françaises et allemandes durant l’Entre-Deux-Guerres, la situation des chars français et allemands à la veille du déclenchement de l’opération Fall Gelb à l’Ouest, l’emploi des Divisions Légères Mécaniques dans la manœuvre Dyle-Breda en Belgique (1ère DLM, bataille d’Hannut/Gembloux avec les 2ème et 3ème DLM du Corps de Cavalerie), les Divisions Légères de Cavalerie dans les Ardennes (1ère, 4ème et 5ème DLC), 4ème et 7ème BCC à Sedan et Stonne, le passage de la Meuse à Dinant et Houx, la 1ère Division Cuirassée à Flavion, l’éparpillement de la 2ème Division Cuirassée, la 3ème Division Cuirassée à Stonne, la 4ème Division Cuirassée à Montcornet et Crécy-sur-Serre – Photos, cartes, profils couleurs.

Stéphane FERRARD, Mai 1940, les Panzer étaient les meilleurs !, in Batailles n°26 (Histoire & Collections, 2008) : article de quatorze pages comparant les performances des chars français et allemands durant les opérations à l’Ouest en 1940 retraçant leur évolution depuis la Première Guerre mondiale et la façon dont la France et l’Allemagne gère l’héritage, l’impact d’Oswald LUTZ et de Heinz GUDERIAN dans le développement de l’arme blindée allemande dès la période de la Reichswehr, l’ergonomie des chars et ses conséquences sur la performance des équipages – Photos.

Sylvain FERREIRA, Le retour d’expérience de la Panzerwaffe à l’Est, contrer le T-34, in Batailles & Blindés81 (Caraktère, 2017) : article de dix pages contenant des rapports de combat de la 3. Panzer-Division, 4. Panzer-Division et du Panzer-Regiment 203 concernant le combat contre les T-34, KV-1 et KV-2 afin de contrer le manque de puissance et de protection des chars allemands (Panzer III et Panzer IV) dans les deux premières années des combats en URSS – Photos, profils couleurs.

Yannis KADARI, Ferdinand Porsche, in Trucks & Tanks Magazine n°4 (Caraktère, 2007) : article de huit pages relatant la vie de Ferdinand PORSCHE, le succès de la Volkswagen Typ 32 KDF-Wagen, ses contributions aux chars allemands au cours de la Seconde Guerre mondiale, ses relations avec Adolf HITLER, sa captivité en France et la renaissance de Volkswagen – Photos, plans.

Yann MAHE & Laurent TIRONE, Les camouflages allemands de fin de guerre, in Trucks & Tanks Magazine n°33 (Caraktère, 2012) : article de six pages illustrant les différents types de camouflages appliqués sur les chars, chasseurs de chars et canons d’assaut dans les tous derniers mois de la Seconde Guerre mondiale en Europe – Photos, profils couleurs (schwere Panzerjäger-Abteilung 510, schwere Panzerjäger-Abteilung 512, 25. Panzergrenadier-Division, Infanterie-Division Scharnhorst, 1. Panzer-Division, 130. Panzer-Lehr-Division, Panzer-Division Feldherrnhalle 2, Jagdpanzer 38(t) Hetzer, Sturmpanzer IV, Panzerjäger VI Ausf. B Jagdtiger, Panzer II Ausf. F, Panzer IV/70(A), Panzer V Ausf. G Panther, Panzer VI Ausf. E Tiger, Panzer VI Ausf. B Königstiger).

Nicolas PONTIC, La Panzerwaffe du dernier quart d’heure, entre « pompiers du front » et unités fantômes, in Ligne de Front hors-série n°39 (Caraktère, 2020) : article de trente pages sur l’arme blindée allemande en 1945 (réorganisation et harmonisation des Panzer-Divisionen autour du Typ 1945, infanterie mécanisée, nouvelles unités comme les Panzer-Division Schlesien, Panzer-Division Holstein, Panzer-Division Kurmark, Panzer-Division Clausewitz, Panzer-Division Müncheberg, utilisation des chasseurs de chars pour compenser le manque de chars) – Photos, profils couleurs.

Dominique RENAUD, 1944, Panzer versus tanks alliés, Normandie 1944, David contre Goliath, in Trucks & Tanks Magazine n°57 (Caraktère, 2016) : article de douze pages analysant la confrontation des chars allemands avec les chars américains et britanniques en Normandie (Panzer IV, vraiment obsolète ? – Panzer V Panther, un fauve en cage ? – Panzer VI Ausf. E Tiger, la terreur des tankistes alliés – Panzer VI Ausf. B Königstiger, inadapté ! – Sturmgeschütz III et Sturmgeschütz IV, les limites d’une architecture – Jagdpanzer IV, un simple StuG amélioré – Jagdpanther, gaspillage de potentiel ? – Marder et autres Panzerjäger, des PaK sur chenilles – Le M4 Sherman, cruelle désillusion – Firefly, le chasseur de fauves – Cruiser Tank Mark VIII Cromwell Mark IV A27MWolverine et AchillesInfantry Tank Mark IV Churchill A22 – Conclusion) – Profils couleurs.

Benoît RONDEAU, Panzertruppen et troupes blindées, fin de l’été, début de l’automne 1944, in Batailles90 (Ysec, 2020) : article de six pages sur les chars allemands et l’arme blindée allemande à l’Ouest à l’issue de la bataille de Normandie – Texte, photos, profils couleurs.

Benoît RONDEAU, Comment devient-on Panzermann ? Recrutement et formation au long du conflit, in Batailles & Blindés n°95 (Caraktère, 2020) : article de quatorze pages sur la formation durant la Seconde Guerre mondiale des équipages des chars de l’arme blindée allemande – Photos, profils couleurs.

Laurent TIRONE, Panzer 1942-1945, l’heure du choix, in Ligne de Front n°86 (Caraktère, 2020) : article de dix pages sur la façon dont l’Allemagne gère le choix qui lui est dicté par la tournure de l’opération Barbarossa lors de l’invasion de l’URSS concernant l’évolution de ses chars (évolution et maintien en production du Panzer IV, binôme Panzer VI Ausf. E Tiger / Panzer V Panther) jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe – Texte, photos, profils couleurs.

Laurent TIRONE, Le programme Entwicklungstypen, révolution ou fuite en avant ?, in Batailles & Blindés n°85 (Caraktère, 2018) : article de douze pages sur les chars allemands prévus d’être mis en service si la Seconde Guerre mondiale en Europe ne s’était pas achevée en mai 1945 (le programme Entwicklungstypen, Standardpanzer E-50, Standardpanzer E-75, schwere Panzer E-100, la question des armements, mobilité, protection, entre dinosaures et futur) – Photos, profils couleurs 3D.

Laurent TIRONE, La Wehrmacht et la course au gigantisme, la quête de l’arme absolue, in Batailles & Blindés n°83 (Caraktère, 2018) : article de quarante pages sur la course à la puissance des chars, canons d’assaut, chasseurs de chars, canons automoteurs, canons antichars et canons allemands au cours de la Seconde Guerre mondiale évoquant notamment les Sturmpanzer IV, Sturmtiger, Sturmgeschütz VIII, Sturmgeschütz E-75, Sturmgeschütz E-100, Geschützwagen VI Bär, Durchbruchwagen (DW) 1, Durchbruchwagen (DW) 2, VK. 65.01, VK. 30.01, VK. 36.01, Panzer VII Löwe, Panzer VIII Maus, VK. 45.01, Panzer VI Ausf. B Königstiger, Panzer Tiger-Maus, Panzer E-75, Panzer E-100, Flammpanzer III, Flammpanzer VI, Jagdpanzer V Jagdpanther, Panzerjäger VI Ferdinand/Elefant, Jagdpanzer VI Jagdtiger, Jagdpanzer E-100, Geschützwagen VI 17cm, Geschützwagen VI 21cm Mörser, Geschützwagen VI 30,5cm, 5cm Pak 38, 7,5cm Pak 40, 8,8cm Pak 43, 12,8cm Pak 44, 80cm Kanone (Eisenbahn), Landkreuzer P.1500 Monster, 24cm Kanone K4 mit Lastenträger Tiger, 28cm Kanone K5 mit Lastenträger Tiger – Photos, profils couleurs.

Laurent TIRONE, Wehrmacht versus Armée Rouge, les mythes d’une confrontation de titans, in Trucks & Tanks Magazine n°56 (Caraktère, 2016) : article de vingt-huit pages analysant l’opposition entre l’arme blindée allemande et l’arme blindée soviétique en URSS portant sur les matériels (chars allemands et soviétiques, canons d’assaut allemands et soviétiques, véhicule du génie allemand et soviétique, véhicules blindés allemands et soviétiques) par la réponse à plusieurs affirmations (les Allemands ont inventé les doctrines de la guerre mécanisée / faux, les Panzer étaient les meilleurs / vrai mais…, le Sturmgeschütz III seul au monde / faux, les Allemands ont été les premiers à travailler sur le combat nocturne infrarouge / vrai, les Allemands innovent dans le domaine des véhicules de génie / faux, les Allemands maîtrisent mieux la reconnaissance blindée / vrai, les Allemands sont les seuls à saisir l’importance des communications / faux) – Photos, plans, profils couleurs.

Laurent TIRONE, Comment la Panzerwaffe a perdu la guerre, l’illusion de la supériorité technologique, in Trucks & Tanks Magazine n°55 (Caraktère, 2016) : article de vingt-quatre pages d’historique de l’arme blindée allemande analysant les différentes phases de supériorité des chars allemands et des divisions blindées allemandes durant la Seconde Guerre mondiale (la révolution stratégique 1919-1939, Pologne 1939 : l’apprentissage à la dure, France 1940 : l’âge d’or des Panzer, entre confiance et arrogance, forces et faiblesses de la Wehrmacht, Barbarossa 1941, des réponses tactiques à des problèmes stratégiques, Fall Blau 1942 – l’ultime campagne ?, l’erreur de Stalingrad, la bataille décisive encore et toujours, que faire à l’Est ?, Koursk 1943 – la surenchère technologique, l’illusion de la technologie) – Photos, profils couleurs.

Laurent TIRONE, 1943, Panzer vs Tanks soviétiques, choc des générations à Koursk, in Trucks & Tanks Magazine n°55 (Caraktère, 2016) : article de quatorze pages opposant par catégorie les principaux types de chars allemands et de chars soviétiques à Koursk (Panzer Ausf. D Panther, Panzer III Ausf. M, Panzer IV Ausf. H, T-34/76, Panzer VI Ausf. E Tiger, KV-1S, Panzerjäger Marder III, SU-76M, Panzerjäger VI(P) Ferdinand, SU-152, Sturmgeschütz (StuG) III Ausf. G, Sturmpanzer IV Stupa, SU-122, Geschützwagen II Wespe, Geschützwagen III/IV Hummel, Flammpanzer III, Tank Infantry (A22) Churchill, Medium Tank M3 Lee) – Profils couleurs.

Laurent TIRONE, La course au gigantisme, les programmes de chars lourds allemands, in Trucks & Tanks Magazine n°44 (Caraktère, 2014) : article de vingt-huit pages sur la course à la puissance des chars allemands durant la Seconde Guerre mondiale (premiers balbutiements, quelle motorisation ?, vers les schwerer Panzer, naissance du char de percée avec les projets Durchbruchswagen (DW) 1 et Durchbruchswagen (DW) 2, la tourelle armée du 7,5cm kurz de Krupp, VK. 65.01, VK. 30.01, VK. 36.01, exigences du Führer et conflits d’intérêts, VK. 45.01, les chars super lourds Panzer VII Löwe et Panzer VIII Maus, la valse des canons, foisonnement de projets, le pragmatisme d’Albert SPEER, le programme Einheitsfahrgestell avec les E-75 et E-100) – Photos, arbre technologique, plans, profils couleurs.

Laurent TIRONE, La naissance du Main Battle Tank, les enseignements de la Seconde Guerre mondiale, in Trucks & Tanks Magazine n°42 (Caraktère, 2014) : article de vingt-suit pages sur l’évolutions des chars britanniques, américains, soviétiques et allemands durant la Seconde Guerre mondiale et au début de la Guerre froide (les impasses, , la voie britannique : la lente marche du char rapide, la voie américaine : le revanche du char lourd, la voie soviétique : dans la continuité, la voie allemande : les précurseurs) – Photos, arbres chronologiques, plans, profils couleurs.

Laurent TIRONE, Panzer en Normandie, le grand gâchis, in Trucks & Tanks Magazine n°29 (Caraktère, 2012) : article de dix-huit pages sur l’engagement des chars , chasseurs de chars et canons antichars allemands en Normandie (Panzer IV, Panzer V, Panzer VI Ausf. E, Marder III, Jagdpanzer IV, 7,5cm Pak 40, 8,8cm Flak 18) – Photos, fiches techniques, profils couleurs.

Laurent TIRONE, Les chars de défense antiaérienne de la Seconde Guerre mondiale, in Trucks & Tanks Magazine n°16 (Caraktère, 2009) : article de vingt-six pages sur les chars équipés de canons antiaériens au cours de la Seconde Guerre mondiale exposant la raison du concept, ses cibles principales (Hawker Typhoon, P-47 Thunderbolt, Il-2 Sturmovik, Henschel HS 129) et présentant les modèles développés par les Allemands, Hongrois, Britanniques et Soviétiques (Flakpanzer I, Flakpanzer 38(t), Flakpanzer IV Ostwind, Flakpanzer IV Möbelwagen, Flakpanzer IV Wirbelwind, Flakpanzer IV Kügelblitz, 40M Nimrod, Tank Cruiser Mk VI Crusader (A15) Anti-Aircraft, ZSU-37) – Photos, plans, profils couleurs.

Laurent TIRONE, Panzerwaffe 1946, la recherche de la supériorité absolue, in Trucks & Tanks Magazine n°11 (Caraktère, 2009) : article de vingt-six pages sur ce qu’auraient pu être les chars allemands en 1946 si la Seconde Guerre mondiale s’était poursuivie avec la mise en ligne des Panzer VIII Maus (long développement sur ses caractéristiques techniques et son emploi opérationnel), E-5, E-10, E-25, E-50, E-75, E-100, Panzerjäger E-100 Krokodil – Photos, fiche technique, plans, profils couleurs.

Laurent TIRONE, Panzerwaffe 1943/1945, de la victoire technologique à la défaite industrielle, in Trucks & Tanks Magazine n°10 (Caraktère, 2008) : article de dix-huit pages présentant l’évolution des chars allemands au cours de la deuxième moitié de la Seconde Guerre mondiale partant de l’électrochoc causé par la rencontre des T-34 et KV-1 entraînant l’obsolescence des Panzer 38(t) et Panzer II rendant disponibles leurs châssis pour des chasseurs de chars, l’évolution puis l’abandon du Panzer III, la transformation du Panzer IV, le développement du Panzer VI Ausf. E Tiger et du Panzer V Panther qui provoquent à leur tour une évolution des chars soviétiques, plus difficilement américains et britanniques, la suprématie du Panzer VI Ausf. B Königstiger mais l’échec du nombre face à la rationalisation soviétique et américaine – Photos, données comparatives de production.