Publicités

Seine 1944

La Seine est l’un des grands fleuves français qui prend sa source sur le plateau de Langres et se jette dans la Manche au niveau du Havre. Elle constitue une barrière naturelle qui coupe la France en diagonale.

En 1944, elle joue un rôle triple en raison de l’opération Overlord.

Tout d’abord, il s’agit pour les Alliés de détruire tout moyen de franchissement de Paris (exclus) à la côte en prévision du Débarquement sur la côte normande afin d’isoler le futur champ de bataille par le Nord et de couper les axes de ravitaillement et de renforts pour les Allemands en provenance notamment de la 15. Armee.

Au cours de la bataille de Normandie, les Alliés essayent d’empêcher les Allemands de franchir le fleuve tandis que ceux-ci font tout pour faire traverser unités et logistique afin d’éviter un détour trop important. Néanmoins, aucune liaison ferroviaire ne peut être effectuée et les convois sont obligés de faire de longs détours, de perdre des jours de trajet en utilisant des routes sous la menace continuelle de l’aviation alliée et de franchir la Seine avec des bacs de nuit seulement provoquant ainsi d’importants retards dans l’acheminement des unités.

Enfin, après avoir échappé à la poche de Falaise/Trun/Chambois, les unités allemandes doivent à nouveau franchir la Seine pour se replier vers les frontières du III. Reich. A Paris, les ponts ne sont finalement pas détruits par les Allemands en retraite tandis que la première moitié du fleuve ne freine pas l’avance alliée compte tenu de l’absence de ligne de résistance allemande.

Bibliographie :

Thierry CHION, Rouen sous les bombes, 1944, le martyre d’une agglomération, in n°55 (Histoire & Collections, 2012) : article de cinq pages sur les bombardements alliés sur Rouen et son agglomération, qui occasionnent de nombreuses pertes civiles, en préparation du Débarquement et pendant la bataille de Normandie afin d’isoler le champ de bataille (les installations ferroviaires et les ponts sont principalement visées) puis pour empêcher les Allemands de franchir la Seine dans leur repli à l’issue de la poche de Falaise/Trun/Chambois – Photos.

Thierry CHION, La 711e division d’infanterie allemande, combats jusqu’au bout, in Batailles46 (Histoire & Collections, 2011) : article de dix pages sur l’engagement de la 711. Infanterie-Division fin août 1944 en Normandie durant lequel elle se replie progressivement avec la 346. Infanterie-Division vers la Seine à partir de la Dives et en passant par la Touques, Pont l’Évêque, Beuzeville, la Risle, Pont-Audemer avant d’atteindre Caudebec-en-Caux face à la 6th Airborne Division, 7th Armored Division et 49th Infantry Division – Photos, cartes.

Thierry CHION, Rouen, le cul-de-sac sur la Seine, in Batailles n°45 (Histoire & Collections, 2011) : article de seize pages sur le repli des unités allemandes de Normandie qui franchissent la Seine à Rouen en août 1944, les bombardements alliés pour empêcher l’évacuation et aperçu des pertes en hommes et en matériels – Photos.

Frédéric DEPRUN, I./Panzer-Regiment 24 (1ère partie), Formation avril 1943 – juillet 1944, in Normandie 1944 Magazine18 (Heimdal, 2016) : article de vingt-huit pages sur la constitution de la I./Panzer-Regiment 24 issue de la 24. Panzer-Division détruite à Stalingrad qui déplore ses premières pertes lors du bombardement de Mailly-le-Camp et qui est affectée à la 116. Panzer-Division comme bataillon de Panzer V Panther avant sont transfert en Normandie, parcours détaillé de la montée au front et du franchissement de la Seine, analyse des rumeurs sur le rôle qu’aurait pu faire jouer son commandant, Gerhard von SCHWERIN, en cas de réussite de l’attentat du 20 juillet 1944 contre Adolf HITLER – Photos, cartes, organigrammes, reproductions couleurs d’objets d’époque.

Frédéric DEPRUN, Panzer en Normandie, histoire des équipages de char de la 116. Panzerdivision (Ysec, 2011) : livre de plus de trois cent pages sur l’engagement des équipages de chars de la 116. Panzer-Division (dont la Panzer-Abteilung issue de la 24. Panzer-Division) en Normandie avec de nombreux détails tactiques et témoignages – arrivée précipitée dans le secteur de Percy et de Tessy-sur-Vire pour consolider le front allemand en train de s’effondrer avec le succès de l’opération Cobra, accrochage à Maupertuis, contre-offensive en direction de Cerisy-la-SalleLe Mont-RobinVillebaudon et Beaucoudray, passage à la défensive pour ralentir la progression américaine sur BreceySaint-PoisForêt de Saint-SeverMont BuonLe Mesnil-GuilbertChamp-du-BoultPerriers-en-Beauficel, participation limitée à l’opération Lüttich(Chérencé-le-RousselLe Mesnil-TôveLe Mesnil-Adelée) menée en lien avec la 2. Panzer-Division, combats pour Barenton et Sourdeval avant de tenter à nouveau d’attaquer pour couper l’avance américaine du XV US Corps en direction de Sées, rôle clef joué dans l’évacuation de la poche de Falaise/Trun/Chambois et sortie proprement dite (défense d’Argentan, combats à Bourg-Saint-LéonardTrunChamboisSaint-Lambert-sur-Dives), repli vers la Seine (BernayLe NeubourgIvilleAmfreville-la-CampagneLe Thuit-Signol), passage de la Seine à Rouen – Photos, cartes.

Yannis KADARI & Hugues WENKIN, Falaise, premiers faux pas ! Entre tergiversations et incohérences, in Batailles & Blindés hors-série n°25 (Caraktère, 2014) : article de dix-huit pages sur la victoire incomplète alliée en Normandie en raison de l’échec à fermer hermétiquement la Poche de Falaise/Trun/Chambois liée à la mésentente entre Omar BRADLEY et Bernard MONTGOMERY, à l’opération Totalize qui ne débouche pas comme prévu, la résistance allemande à Argentan, au choix de pousser les pointes américaines sur la Seine et Mantes-Gassicourt plutôt que de les rabattre en direction des Britanniques et des Canadiens – Photos, cartes, profils couleurs.

Boutique :

 

Crédits photos :

Les visuels présentés appartiennent à leurs éditeurs respectifs.


www.3945km.com – Des origines aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale, un siècle d’histoire militaire planétaire !

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :