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Opération Martlet 1944

Tactique

L’opération Martlet est le nom de code donné par les Britannique lors de la bataille de Normandie à une offensive du XXX Corps lancée le 25 juin 1944 en appui de l’opération Epsom, déclenchée vingt-quatre heures plus tard et ayant pour objectif d’envelopper Caen toujours solidement tenu par les Allemands depuis le Débarquement allié. Le mouvement des deux offensives doit permettre de franchir à la fois l’Odon et l’Orne au sud de Caen.

L’attaque menée par la 49th Infantry Division appuyée par la 8th Armoured Birgade emporte le premier jour le village de Fontenay-le-Pesnel défendu par la 12. SS-Panzer-Division. L’offensive britannique butte cependant dès le lendemain sur Tessel et Rauray même si le front allemand est au bord de la rupture. L’engagement de renforts permet néanmoins de bloquer l’avance britannique comme à Brettevillette où sont engagés le 28 juin 1944 des éléments de la 2. SS-Panzer-Division et de la 2. Panzer-Division.

Contexte :

Le 6 juin 1944, les Alliés débarquent en Normandie. Le Mur de l’Atlantique (Atlantikwall) est percé facilement. Sauf à Omaha Beach, la progression vers l’intérieur des terres se fait relativement facilement. Cependant, de Sword Beach où elle a débarqué, la 3rd Division (United Kingdom) échoue à prendre Caen dans la soirée du 6 juin 1944. Les causes sont à la fois propres aux Britanniques mais également la conséquence indirecte des réactions allemandes tout au long de cette journée, notamment de la 21. Panzer-Division. La première tentative britannique de déborder le front allemand est un échec (l’opération Perch est brutalement stoppée à Villers-Bocage). Alors que les Américains isolent la presqu’île du Cotentin et s’apprêtent à s’emparer de Cherbourg, les Britanniques sont incapables de sortir de leur tête de pont, fragilisant la position de Bernard MONTGOMERY dont les choix opérationnels commencent à être fortement contestés.

De leur côté, les Allemands essayent de monter une contre-offensive majeure pour repousser les Alliés à la mer mais ces deux opérations les prennent de vitesse. Néanmoins, l’arrivée des renforts allemands est un élément majeur dans l’échec britannique.

Dénouement, répercussions et conséquences :

Le fait de ne pas s’emparer de Caen dès le 6 juin 1944 au soir contrarie les plans alliés pour l’exploitation du Débarquement et pèse sur la suite de toute la campagne. L’échec des opérations Martlet et Epsom n’est que le premier d’une longue liste de tentatives pour parvenir à s’emparer du verrou que représente Caen. Néanmoins, les Allemands se trouvent obligés de faire intervenir leurs unités blindées et leurs renforts destinés à contre-attaquer la tête de pont alliée. La possibilité de rejeter les Alliés à la mer s’éloigne encore un peu plus. Le dénouement de la bataille de Normandie n’interviendra qu’avec l’opération Cobra, côté américain, sur un front allemand affaibli et surtout manquant de renforts puisque ceux-ci sont perpétuellement détourner sur Caen afin de contrecarrer les assauts britanniques.

Unités engagées :

Bibliographie :

Georges BERNAGE, Les Panzers dans la bataille de Normandie, 5 juin – 20 juillet 1944 (Heimdal, 1999) : livre de cent soixante-dix pages sur les unités blindées allemandes engagées en Normandie face aux Alliés jusqu’à l’opération Goodwood (21. Panzer-Division, Panzer-Ersatz-und-Ausbildungs-Abteilung 100, 12. SS-Panzer-Division, 130. Panzer-Lehr-Division, schwere SS-Panzer-Abteilung 101, 2. Panzer-Division, 17. SS-Panzergrenadier-Division, 2. SS-Panzer-Division, 1. SS-Panzer-Division, 9. SS-Panzer-Division, 10. SS-Panzer-Division, SS-Panzer-Abteilung 102schwere Panzer-Abteilung 503, 4./Panzer-Abteilung (Funklenk FKL) 301) incluant les combats du 6 juin 1944 (contre-attaque sur Luc-sur-Mer et La Fière, Kampfgruppe von Luck face aux aéroportés britanniques), les combats autour de Caen de la 12. SS-Panzer-Division (Authie, Buron, Rots, Bretteville-l’Orgueilleuse, Norrey-en-Bessin, Mesnil-Patry, Putot-en-Bessin, Carpiquet, opération Charnwood) la bataille de Tilly-sur-Seulles avec la contre-attaque de la 130. Panzer-Lehr-Division sur Ellon pour chercher à reprendre Bayeux, l’arrêt infligé aux Britanniques à Villers-Bocage lors de l’opération Perch, les combats pour Lingèvres, Evrecy et Hottot), la bataille de l’Odon (opération Martlet, opération Epsom, Tessel, Fontenay-le-Pesnel, Cheux, Gavrus, Rauray, Cote 112), dans le bocage à Sainteny et à Saint-Jean-de-Daye, pour terminer sur les combats défensifs face à l’opération Goodwood – Photos, profils couleurs, dessins couleurs, cartes.

Stephan CAZENAVE, Panzerdivision Hitlerjugend, volume 1.2 (Maranes, 2019) : livre de cinq cent pages sur le premier mois d’engagement de la 12. SS-Panzer-Division face aux Alliés en Normandie couvrant les contre-attaques pour tenter de repousser les Alliés à la mer puis la défense de Caen (Buron, Rots, Authie, Norrey-en-Bessin, Putot-en-Bessin, Brouay, Bretteville-l’Orgueilleuse, Le Mesnil-Patry, Abbaye d’Ardenne, Fontenay-le-Pesnel, Cheux, Boislonde, Rauray) face notamment à l’opération Martlet avec de très nombreux témoignages de vétérans, des extraits et documents des journaux de guerre de l’unité – Photos, cartes, reproductions de documents couleurs d’époque.

Frédéric DEPRUN, Fontenay/Tessel/Rauray, quatre jours pour Martlet, 25-28 juin 1944, in Normandie 1944 Magazine n°29 (Heimdal, 2018) : article de trente pages décrivant comment a été élaborée l’étude sur l’opération Martlet et les combats pour Fontenay-le-Pesnel, Rauray et Tessel entre la 49th Infantry Division appuyée par le 8th Armoured Brigade face à la 12. SS-Panzer-Division épaulée par des éléments de la 130. Panzer-Lehr-Division puis par des éléments de la 1. SS-Panzer-Division – Photos, cartes, reproductions couleurs d’objets couleurs.

Frédéric DEPRUN & Baptiste FLOTTE, Fontenay-Rauray, autopsie d’une bataille (1ère partie), in 39/45 Magazine hors-série Normandie 1944 n°15 (Heimdal, 2018) : étude de cent-vingt-huit pages sur la première journée de l’opération Martlet quand la 49th Infantry Division s’élance avec la 8th Armoured Brigade pour s’emparer de Fontenay-le-Pesnel défendue par la 12. SS-Panzer-Division épaulée par des éléments de la 130. Panzer-Lehr-Division détaillant l’attaque britannique, la résistance allemande, la prise du village et les tentatives infructueuses des chars du SS-Panzer-Regiment 12 pour reprendre le terrain perdu – Photos, cartes, reproductions couleurs d’objets d’époque, profils couleurs.

Frédéric DEPRUN & Baptiste FLOTTE, Fontenay-Rauray, autopsie d’une bataille (2ème partie), in 39/45 Magazine hors-série Normandie 1944 n°16 (Heimdal, 2018) : étude de cent-soixante-dix pages sur la poursuite et la fin de l’opération Martlet les 26, 27 et 28 juin 1944 relatant les combats des 49th Infantry Division et 8th Armoured Brigade face principalement à la 12. SS-Panzer-Division épaulée par des éléments de la 130. Panzer-Lehr-Division, de la schwere SS-Panzer-Abteilung 101 ainsi que des renforts de la 2. SS-Panzer-Division et de la 2. Panzer-Division à Tessel, Rauray et Brettevillette – Photos, cartes, reproductions couleurs d’objets d’époque, profils couleurs.

Benoît RONDEAU, Le duel Rommel Montgomery, Panzer vs. Tanks, la bataille de Caen, in 2e Guerre Mondiale hors-série n°42 (Mars & Clio, 2017)

Boutique :

Heimdal 2011 BERNAGE Georges Normandie Album memorial    

Crédits photos :

Les visuels présentés appartiennent à leurs éditeurs respectifs. Le logo type de schéma tactique est utilisé dans les premiers numéros de 39/45 Magazine pour codifier les articles relatifs à des batailles.


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