Condé-Folie 1940

Alors que les Allemands en terminent avec la poche de Dunkerque, Condé-Folie se retrouve à la jonction des 2ème Division Légère de Cavalerie et 3ème Division Légère de Cavalerie (DLC) qui prennent position sur la Somme (Ligne Weygand) après avoir lutter contre la tête de pont allemande d’Abbeville. Les deux unités doivent être relevées par la 5ème Division d’Infanterie Coloniale (DIC) appuyée sur sa gauche par la 31ème Division d’Infanterie. Le passage de témoin commence à s’effectuer dans la nuit du 4 au 5 juin 1940.

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Mais le 5 juin 1940 au matin, les Allemands entament la seconde phase de la bataille de France avec l’opération Fall Rot. La 2. Infanterie-Division (mot.) attaque à l’ouest de Condé-Folie tandis que la 7. Panzer-Division s’élance à l’est tandis que les relations sont tendues entre les chefs des 3ème Division Légère de Cavalerie (DLC) et 5ème Division d’Infanterie Coloniale (DIC) à l’occasion de la relève et des circonstances.

Deux ensembles de ponts de chemin de fer à l’est de Condé-Folie sont toujours intacts, la 3ème Division Légère de Cavalerie (DLC) n’ayant pas eu l’opportunité d’en reprendre le contrôle dans les jours précédents. La 7. Panzer-Division en profite pour prendre pied au sud du fleuve et des marais dès le début de l’attaque. Sans s’attaquer à Condé-Folie, elle glisse en en direction du sud en passant à l’est du village en anéantissant le rideau défensif de la 5ème Division d’Infanterie Coloniale (DIC) établi entre Condé-Folie et Hangest-sur-Somme. Il semble à cette occasion-là qu’un certain nombre de tirailleurs sénégalais soient abattus alors qu’ils se sont rendus.

Au nord, c’est la 2. Infanterie-Division (mot.) qui franchit la Somme sur des canots et qui doit s’emparer frontalement de Condé-Folie tenu par des éléments de la 5ème Division d’Infanterie Coloniale (DIC) qui viennent de remplacer ceux de la 3ème Division Légère de Cavalerie (DLC). Les combats durent toute la journée mais la position française est débordée de part et d’autre de Condé-Folie. Une tentative de sortie en soirée se solde par un échec tandis que les derniers éléments sont à court de munitions, isolés et ont subi d’importantes pertes. Il sont contraints de se rendre le matin du 6 juin 1940 après une vingt-quatre d’intense résistance.

Bibliographie :

Jean-Yves MARY, Les chars français au combat, la cavalerie, in 39/45 Magazine hors-série Historica73 (Heimdal, 2011)

Jean-Yves MARY, Le carrousel des Panzers, volume 2 (Heimdal, 2011)