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Archive for the ‘Non classé’ Category

GBM n°119 (Histoire & Collections, 2017)

10 janvier 2017 Laisser un commentaire

gbm-119Plonger dans chaque numéro de GBM est un véritable plaisir. Plaisir de posséder entre ses mains un nouveau numéro d’une revue 100% armée française de 1914 à 1940, mais aussi plaisir de lire et de relire un véritable travail de recherche historique. Il faut en effet apprécier le travail minutieux de chacun de ses contributeurs pour compléter morceau après morceau les pièces du puzzle que constitue la compréhension de ce que fut l’armée française au cours de cette période. Nulle redite, nul toilettage de texte ancien, nul plagiat… De l’original et de l’inédit (et du vrai) !

Au-delà de la recherche sur tel type de véhicule, sur l’engagement de telle unité, sur telle bataille ou encore sur telle doctrine, GBM ne parle pas d’Histoire pour meubler les soirées. GBM cherche aussi à faire vivre l’Histoire, notre Histoire, pour mieux en percevoir les différents écheveaux et finalement capter dans le passé ce qui pourrait servir pour aujourd’hui et le futur. Lire la suite…

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Normandie 1944 Magazine n°17 (Heimdal, novembre 2015)

3 décembre 2015 Laisser un commentaire

Normandie 1944 017

Le 17ème numéro du « magazine inédit de la bataille de Normandie » proposé par les Editions Heimdal reste conforme aux précédents. La couverture titre sur la bataille de Cahagnes qui voit s’affronter les hommes de la 43rd (Wessex) Infantry Division à ceux de la 326. Infanterie-Division allemande fin juillet 1944 lors de l’opération Bluecoat. Cet épisode tactique peu connu a le mérite d’être présenté à l’aide de nombreuses photos, dont certaines contemporaines à l’article permettent de situer les évènements quelques 70 ans après les faits. Malheureusement, l’angle retenu est exclusivement britannique et ne fait que suggérer le dispositif adverse dans un texte très narratif et peu analytique. Intéressant donc, mais sans plus…

Retour donc aux premières pages du numéro. Illustré de photos de vétérans, le premier article présente quelques témoignages de l’occupation d’Argentan vue par les Allemands.

 

Le Panther face au Sherman (Trucks & Tanks Magazine n°45, Editions Caraktère, septembre / octobre 2014)

revue_tnt_045Dans son numéro 45, Trucks & Tanks Magazine propose, comme le suggère sa très belle couverture, une étude comparative du PzKpfw V Panther et du M4 Sherman rédigée par Hugues WENKIN. Le premier est destiné à devenir le char de combat principal allemand à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le second est l’ossature des divisions blindées américaines en Europe en 1944 et 1945.

Dans l’imaginaire collectif, le Panther est assurément le meilleur char du conflit alors que peu de qualités sont généralement attribuées au Sherman mis à part sa capacité à être produit en masse. Pourtant, étonnement, le premier appartient au camp des vaincus tandis que le second à celui des vainqueurs…

C’est oublier un peu vite que la conception du Panther reste relativement figée une fois corrigés ses défauts de jeunesse qui lui valent des débuts chaotiques à Koursk en juillet 1943. Comme le rappelle l’article, ceux-ci conduisent les Soviétiques à avoir une première opinion assez peu flatteuse qu’ils transmettront (à dessein ou pas) aux Américains. Ceux-ci seront donc assez désagréablement surpris quand ils rencontreront un système d’arme fiabilisé en 1944.

Malgré les faiblesses intrinsèques des premières versions du Sherman (protection insuffisante, puissance de feu inappropriée face aux adversaires mis en ligne dès le milieu du conflit, conception qui expose des parties particulièrement sensibles du char aux coups au but ennemis), les bureaux d’étude américains réagissent vite et bien en apportant en permanence des améliorations qui amènent à revoir certains fondamentaux du char. Quand seuls des initiés peuvent différencier les différentes évolutions du Panther, celles du Sherman sont repérables au premier coup d’œil : volée et frein de bouche du canon de 76,2 mm (en comparaison avec le canon assez court de 75 mm, renforcement de certaines partie du blindage, nouveau design de tourelle, etc.). Les métamorphoses du Sherman sont plus à comparer à celles du PzKpfw IV qui est le seul char allemand à traverser l’ensemble du conflit et à opérer sur tous les fronts où la Wehrmacht est engagée.

Si les premières versions du Sherman sont clairement inférieures à celles du Panther, les dernières sont tout à fait capables de rivaliser avec lui, voire de prendre un certain ascendant en s’appuyant sur les qualités de base du Sherman : facilité de production qui permet une production de masse, simplification des flux logistiques compte tenu de la relative homogénéité du parc de blindés de l’US Army, structure assez compacte qui lui permet d’être à l’aise sur un peu près tous les types de terrain rencontrés quand le Panther est parfois gêné par ses dimensions.

Dernier élément particulièrement intéressant de cette étude, la dégradation progressive de la qualité du blindage du Panther en raison des pénuries de matières premières qui touchent de plus en plus l’industrie du III. Reich.

En conclusion, cet article est essentiel pour mesurer les transformations du Sherman et le remettre à sa juste place dans les éléments qui ont contribué à la victoire tandis que le Panther malgré ses évidentes qualités et ses aspects novateurs est finalement incapable de renverser la situation. Ses engagements opérationnels restent au final en demi-teinte à l’Ouest : Normandie, Lorraine, Ardennes sont autant d’échecs pour la Panzerwaffe et ses PzKpfw V. De quoi remettre les pendules à l’heure…

www.3945km.com – Des origines aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale, un siècle d’histoire militaire planétaire !


http://www.3945km.com propose en toute indépendance de recenser des publications couvrant un siècle d’histoire militaire, du début du XXème siècle aux conflits contemporains en mettant en avant notamment les travaux en langue française. Bien entendu, il n’y a pas de prétention à être exhaustif, mais simplement de proposer des pistes bibliographiques à ceux qui portent un intérêt sur un sujet particulier.

La Seconde Guerre mondiale est un tournant majeur dans l’histoire du monde, que ce soit en Europe ou en Asie. La dimension intercontinentale est essentiellement vraie pour les Etats-Unis qui se battent en Europe pour y prendre physiquement et culturellement pied ainsi qu’en Asie et dans le Pacifique. Les conflits qui vont germer après 1945 sont issus des conséquences du conflit. Durablement, les armées sont marquées par l’évolution des technologies, des doctrines et des mentalités de la guerre. L’apparition de l’atome, tout comme la décolonisation et l’apparition du terrorisme sont les héritiers de la guerre. De même, la Seconde Guerre mondiale n’a pas été spontanée. Elle résulte, que ce soit en Europe, dans le Pacifique et en Asie d’influences issues du début du XXème siècle. La conjonction d’intérêts idéologiques et politiques, le calendrier propre des protagonistes, le développement des moyens de transport et de communication vont donner l’impression d’une certaine unité de temps à défaut de lieu.

Trucks & Tanks est un magazine bimensuel édité en français par les Editions Caraktère. Largement illustré de photos d’époque et de profils couleurs, ses textes parcourent l’histoire et la technique des engins et véhicules militaires du XXème siècle à nos jours. Au-delà des articles techniques et des comparatifs qui opposent deux chars qui se sont rencontrés sur un champ de bataille, TnT n’hésite pas à remettre en cause certaines conceptions erronées et apporte une véritable contribution à l’écriture de l’histoire des véhicules et engins dans les forces armées qui sont l’une des grandes innovations militaires terrestres issues des révolutions industrielles du XIXème siècle et des guerres mondiales du XXème.

2e Guerre Mondiale hors-série n°35 (Mars & Clio Editions, juillet / août / septembre 2014)

20 juillet 2014 1 commentaire

revue_2gm_hs035**** Excellent / *** Très bien / ** Bien / * Moyen / x A éviter

A l’occasion du 70ème anniversaire du Débarquement et de la bataille de Normandie, le magazine 2e Guerre Mondiale des Editions Mars & Clio propose un numéro hors-série consacré aux chances de succès des Allemands de rejeter les Alliés. Ecrit par Benoît RONDEAU, auteur d’un livre sur le débarquement vécu par les Allemands paru en 2014 (voir son interview), ce numéro est divisé en cinq articles.

Le premier analyse ce qui se passe le 6 et 7 juin 1944 du côté des forces allemandes où finalement tout va travers. Les plans prévus sont inapplicables, les rares renforts disponibles à proximité immédiate des plages du débarquement sont gaspillés, le commandement complètement désorganisé et est incapable de percevoir correctement les faits tant au niveau local que dans leur globalité.

Une fois les Alliés à terre, le poids de toute contre-attaque repose sur les Panzer-Divisionen. C’est le sujet du deuxième article qui montre que les deux stratégies qui se sont affrontées avant le 6 juin au sein du haut commandement allemand (dispersion des unités blindées à proximité des plages pour contre-attaquer immédiatement ou mise en action ultérieurement d’une masse de manœuvre coordonnée et puissante) sont toutes deux des échecs tant la supériorité alliée est imposante. Jamais l’armée allemande n’est capable de sortir de la toile d’araignée dans laquelle elle est progressivement enfermée et asphyxiée.

Si la Wehrmacht est incapable de se mobiliser et reprendre l’ascendant sur le front normand, c’est en raison notamment de la faiblesse des renforts et des délais excessifs de mise à disposition. Le troisième article insiste ainsi sur l’impact de l’aviation alliée, souvent minimisée dans les études modernes, mais qui fut réel dans l’encombrement des axes routiers, la paralysie du trafic ferroviaire, l’isolement de la zone des opérations et la raréfaction du ravitaillement tant en essence, en nourriture qu’en munitions.

Dans son quatrième article, l’auteur analyse plus classiquement la complexité de la chaîne de commandement allemand à l’Ouest et en Normandie ainsi que les tiraillements d’autant plus que le succès du Débarquement allié devient rapidement évident et que les conséquences sur la suite du conflit sont évidentes.

Le cinquième article est peut-être le plus original car il analyse les carences de l’artillerie allemandes en Normandie. Rarement étudiée, aux dépends des blindés et de l’infanterie, cette arme est pourtant essentielle dans l’appui offensif et défensif des troupes au contact. Elle souffre à ce stade de la guerre de graves carences. Très peu mobile, elle fait appel à la traction hippomobile, les pièces d’artillerie ont beaucoup de mal à se déplacer aux points critiques et à s’esquiver pour éviter les tirs de contre-batterie, dont ceux des navires alliés au large, ou une attaque aérienne. La diversité des pièces engagées issues pour une grande part des prises de guerre aurait déjà rendu la chaîne logistique particulièrement compliquée dans des conditions favorables. En Normandie, c’est rédhibitoire.

Malgré des succès tactiques finalement assez relatifs, les hésitations alliées, la Wehrmacht est dans l’incapacité de résister au rouleau compresseur allié et encore moins de rejeter les « envahisseurs » à la mer.

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Militaria hors-série n°91 (Editions Histoire & Collections, juillet / août / septembre 2014)

15 juillet 2014 Laisser un commentaire

revue_militaria_hs_091**** Excellent / *** Très bien / ** Bien / * Moyen / x A éviter

A l’occasion du 70ème anniversaire du Débarquement en Normandie, le magazine Militaria des Editions Histoire & Collections propose un second numéro hors-série consacré au Mur de l’Atlantique. Après s’être intéressé à sa genèse et à sa construction, il s’agit ici d’analyser les combats entre la flotte alliée et les batteries allemandes.

La lecture de ces pages montre que si le Mur de l’Atlantique n’a pas arrêté le Débarquement, il a en tout cas obligé les Alliés à déployer des efforts exceptionnels comme le montre l’article sur le développement de chars spéciaux, notamment au sein de la 79th Armoured Division pour venir à bout des obstacles de plage.

Autre enseignement tiré de ce numéro, les batteries et les bunkers ont très bien résisté au bombardement aérien et naval. Les coups au but ont plutôt été rares. En fait, c’est le système de défense allemand qui se trouve complètement désorganisé. Les communications sont anéanties et le l’absence de tout moyen de détection explique finalement le score presque vierge des canonniers sur la flotte alliée pourtant à portée de tir et fournissant un nombre de cibles gigantesque.

Le Mur de l’Atlantique a montré quelques qualités avec notamment la protection de ses principaux ouvrages. Mais la faible densité des défenses rapprochées, sachant que l’arrivée dans les premières heures de tout renfort est impossible du fait de la maîtrise aérienne allée, leur vulnérabilité aux bombes et obus, le recours important aux moyens de communication filaires par définition plus vulnérables, expliquent finalement son échec et la faible résistance rencontrée par les Alliés à l’aube du 6 juin à l’exception notable d’Omaha Beach.

Ce numéro est donc intéressant, même si très classique dans sa conception et parfois un peu brouillon. Il faut regretter de nombreuses erreurs typographiques (mots coupés en leur milieu), ce qui est assez pénible compte tenu du prix du numéro.

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Trucks & Tanks Magazine n°44 (Editions Caraktère, juillet / août 2014)

revue_tnt_044**** Excellent / *** Très bien / ** Bien / * Moyen / x A éviter

Malgré un sommaire faisant la part belle à l’un des best-sellers des publications dédiées à la Seconde Guerre mondiale (les chars lourds du III. Reich), ce numéro de Trucks & Tanks Magazine des Editions Caraktère poursuit une mue progressive en proposant des sujets de plus en plus contemporains ou postérieurs à 1945.

C’est ainsi que le comparatif qui oppose deux blindés adverses met aux prises cette fois-ci deux chars de la guerre Iran-Irak des années 80, un article présente deux chars aéroportés soviétiques, un autre relate l’histoire des SEAL américains et que le futur est déjà là avec les projets de robots blindés américains.

La Seconde Guerre mondiale est cependant toujours bien présente, et le camp « germanique » aussi. Le gros dossier présente tous les projets de chars lourds de la Panzerwaffe avec une très intéressante frise chronologique des projets et des chars fabriqués en série année par année.

Forcée de procéder à des expédients pour compenser ses carences de matériels, la Wehrmacht est passée maître dans la réutilisation du matériel pris à l’ennemi. Si l’usage des matériels capturés à l’Ouest en 1940 et en URSS est assez connu, les Allemands ont aussi su retourner contre les précédents propriétaires des engins d’origine anglaise ou américaine.

Face à la domination aérienne alliée, les troupes allemandes mettent également en œuvre tout un arsenal de défense antiaérienne. Une étude particulièrement précise présente les SdKfz 7/1 et 7/2 sur lesquels sont montés des canons de Flak.

Particulièrement original, un article présente le projet d’un petit char lourd de reconnaissance allemand sur châssis inspiré du T-34 et affichant des lignes similaires au PzKpfw V Panther.

Ce numéro de TnT ne sacrifie pas à la mode du 70ème anniversaire du Débarquement en Normandie, mais présente cependant la ligne des LVT (Landing Vehicles Tracked) américains utilisés lors des opérations de débarquement dans le Pacifique.

En conclusion, il s’agit d’un numéro équilibré entre thèmes classiques et originaux. La mise en page et l’iconographie est toujours de très bonne qualité.

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Normandie 1944 US Army Magazine n°3 (Editions Heimdal, juin / juillet / août 2014)

revue_normandie1944_usarmy_003**** Excellent / *** Très bien / ** Bien / * Moyen / x A éviter

Ce troisième numéro de la déclinaison US Army du trimestriel Normandie 1944 comprend une sélection d’anecdotes des soldats de la 101st US Airborne Division « Screaming Eagles » de leur formation initiale aux Etats-Unis, de leur séjour en Angleterre et de leurs premières heures dans la tête de pont aéroportée américaine le 6 juin 1944.

Ce numéro est original car il permet de revivre la montée en puissance de cette division et son engagement en Normandie à travers les yeux et le quotidien de ses hommes. C’est une approche humaine et apporte un éclairage relativement inédit. L’iconographie reste assez classique, les cartes sont puisées dans les archives des services historiques américains et les parutions précédentes des Editions Heimdal.

Quelques pages sont également consacrées aux photos personnelles d’un radio de la 29th US Infantry Division. Si les maisons d’éditions ont désormais pris l’habitude de publier de nombreux clichés issus des vétérans allemands, il est encore assez rare de voir des photos prises par les témoins de l’époque alliés. Les textes qui concernent les Américains et Britanniques sont encore essentiellement accompagnés de photos d’archives officielles.

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