The Conquering 9th, The Ninth U.S. Army in World War II (Casemate, 2020)

Sur deux cinquante pages rédigées, complétées d’un cahier photos et de quelques cartes, ce livre écrit en anglais retrace le parcours de la 9th US Army en Europe. Loin des habituels projecteurs historiques, l’histoire de cette armée possède un intérêt multiple. Le premier rappelle que la présence américaine de se limite pas à la 1st US Army ou la 3rd US Army qui écrasent l’historiographie compte tenu d’une certaine facilité de recherche, de la décision obtenue dans les combats auxquels elles ont participé, des écrits déjà produits ou des document hagiographiques les concernant. C’est notamment le cas de la 3rd US Army avec son chef George PATTON. Hors, l’armée américaine durant la Seconde Guerre mondiale ne peut se résumer à ces deux seuls grands commandements et laisser dans l’ombre les autres. Ainsi, le livre de Nathan PREFER est l’assurance de d’explorer des terrains peu usuels et de découvrir des unités et des combats délaissés par l’Histoire.

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La 9th US Army, c’est tout d’abord un chef William SIMPSON. Peu connu du grand public, loin des projecteurs médiatiques et historiques, c’est l’archétype du chef efficace qui sait évoluer et s’imposer sans écraser les autres et étaler son ego. Ces qualités lui sont d’ailleurs indispensables car la 9th US Army est rattachée au 21st Army Group de Bernard MONTGOMERY dont le caractère est loin d’être facile. Et il se retrouve en première ligne des tensions entre Britanniques et Américains. Son profil compte beaucoup dans les choix d’EISENHOWER qui prouve une fois de plus l’attention qu’il porte aux sensibilités humaines et au bon profilage des responsables qu’il nomme à des postes de responsabilité, avec le soutien de MARSHALL. La compétence « technique » n’est pour lui pas suffisante si elle ne s’accompagne d’un certain nombre de qualités en termes d’attitude et de capacité à oeuvrer en collectif.

Son baptême du feu se passe en Bretagne quand elle relève la 3rd US Army qui fonce vers la Lorraine. Elle est donc en charge de la prise de Brest dont elle s’acquitte parfaitement malgré la résistance jusqu’au boutiste allemande. Elle s’intercale ensuite entre la 2nd British Army et la 1st US Army au nord d’Aachen (Aix-la-Chapelle) en Allemagne. Elle participe aux peu étudiées opérations Queen et Clipper en direction de la Roer, pendant des combats pour la forêt de Hürtgen qui se déroulent au sud d’Aachen. Non impliquée dans la bataille des Ardennes, la 9th US Army y contribue néanmoins indirectement en libérant plusieurs unités tout en continuant à garder son front. Le non déclenchement de l’offensive de la 15. Armee compte tenu d’une avancée insuffisante dans les Ardennes lui épargne d’avoir à subir de durs combats défensifs face au retour allemand.

Toute velléité et possibilité offensives allemande étant désormais écartées, les Alliés peuvent reprendre leur marche en avant vers le coeur de l’Allemagne en s’attaquant d’abord à l’obstacle du Rhin. Ce sont l’opération Grenade, les combats pour Wesel, les opérations Flashpoint et Varsity, la réduction de la poche de la Ruhr et la progression vers Berlin jusqu’à l’Elbe.

Le texte présente un récit essentiellement opérationnels, mais il s’attarde également sur les mission d’état-major et les relations au plus haut niveau, donnant ainsi un aperçu de ce que peuvent être les responsabilités opérationnelles mais aussi fonctionnelles d’une commandement d’armée.

Sommaire :

  • Introduction
  • A New Field Army
  • Brittany
  • Geilenkirchen
  • Operation Queen
  • Operation Clipper
  • Plans and Preparation
  • Operation Grenade
  • The Race to the Rhine
  • The Wesel Pocket
  • Operation Flashpoint
  • Operation Varsity
  • Battle for the Ruhr
  • On to Berlin
  • To the End
  • Appendices

1 réflexion sur « The Conquering 9th, The Ninth U.S. Army in World War II (Casemate, 2020) »

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