Les Panzers dans la bataille de Normandie (Heimdal, 1999)

Même si la bataille de Normandie est essentiellement défensive pour les Allemands, cela ne signifie qu’ils n’essayent pas de rejeter les Alliés à la mer. Bien au contraire en fait. Alors que Les Panzers en Normandie d’Eric LEFEVRE paru en 1978 se veut plutôt un dictionnaire historique recensant une par une les différentes unités, cet ouvrage paru vingt ans après se concentre davantage sur les opérations menées par les divisions blindées allemandes.

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Dans la semaine qui suit immédiatement le Débarquement, plusieurs contre-attaques sont lancées et ont pour objectif la côte afin de repousser les Alliés. C’est bien entendu les tentatives de la 21. Panzer-Division contre les parachutistes britanniques ou entre Sword Beach et Juno Beach le 6 juin 1944. Ou encore les tentatives de la Panzer-Abteilung 100 contre les parachutistes américains à la Fière par exemple. Suit à partir du lendemain l’arrivée et la poussée de la 12. SS-Panzer-Division que les Canadiens stoppent après de violents combats à l’ouest de Caen. C’est encore la 130. Panzer-Lehr-Division qui veut reprendre Bayeux et n’est stoppée que par la menace d’enveloppement que fait peser l’avance britannique avec la 8th Armoured Brigade sur Tilly-sur-Seulles.

Ces premières tentatives immédiates sont toutes des échecs. Cela n’empêche pas les Allemands de faire venir davantage de renforts. L’arrivée du II. SS-Panzer-Korps permet d’élaborer une contre-offensive avec pas moins de sept divisions blindées allemandes. Les opérations britanniques Martlet et Epsom dans les derniers jours de juin tuent dans l’œuf ce projet. Arrêter la poussée alliée dévore les ressources prévues.

Dès lors, les espoirs de rejeter les Alliés à la mer son réduits à néant et la posture devient uniquement défensive. Les divisions blindées allemandes sont employées à contenir les différentes offensives alliées jusqu’à la rupture du front obtenue avec l’opération Cobra ou à rétablir localement des situations compromises. Le livre s’achève d’ailleurs à l’issue de l’opération Goodwood.

Largement illustré, ce livre fournit donc un panorama assez complet de l’emploi de l’arme blindée allemande en Normandie avant la rupture du front. Il permet de comprendre que les Allemands réagissent vite et fort. La résistance des Canadiens puis le tempo des coups de boutoir allié mettent en échec les velléités allemandes de rejeter les Alliés à la mer au cours du mois de juin. Il explique aussi comment un outil offensif est utilisé défensivement, à contre-emploi, jusqu’à son point de rupture.

Résumé :

Georges BERNAGE, Les Panzers dans la bataille de Normandie, 5 juin – 20 juillet 1944 (Heimdal, 1999) : livre de cent soixante-dix pages sur les unités blindées allemandes engagées en Normandie face aux Alliés jusqu’à l’opération Goodwood (21. Panzer-Division, Panzer-Ersatz-und-Ausbildungs-Abteilung 100, 12. SS-Panzer-Division, 130. Panzer-Lehr-Division, schwere SS-Panzer-Abteilung 101, 2. Panzer-Division, 17. SS-Panzergrenadier-Division, 2. SS-Panzer-Division, 1. SS-Panzer-Division, 9. SS-Panzer-Division, 10. SS-Panzer-Division, SS-Panzer-Abteilung 102schwere Panzer-Abteilung 503, 4./Panzer-Abteilung (Funklenk FKL) 301) incluant les combats du 6 juin 1944 (contre-attaque sur Luc-sur-Mer et La Fière, Kampfgruppe von Luck face aux aéroportés britanniques), les combats autour de Caen de la 12. SS-Panzer-Division (Authie, Buron, Rots, Bretteville-l’Orgueilleuse, Norrey-en-Bessin, Mesnil-Patry, Putot-en-Bessin, Carpiquet, opération Charnwood) la bataille de Tilly-sur-Seulles avec la contre-attaque de la 130. Panzer-Lehr-Division sur Ellon pour chercher à reprendre Bayeux, l’arrêt infligé aux Britanniques à Villers-Bocage lors de l’opération Perch, les combats pour Lingèvres, Evrecy et Hottot), la bataille de l’Odon (opération Martlet, opération Epsom, Tessel, Fontenay-le-Pesnel, Cheux, Gavrus, Rauray, Cote 112), dans le bocage à Sainteny et à Saint-Jean-de-Daye, pour terminer sur les combats défensifs face à l’opération Goodwood – Photos, profils couleurs, dessins couleurs, cartes.

Sommaire :

  • Introduction
  • Force des unités blindées allemandes à l’Ouest le 10 juin 1944
  • Organisation et effectifs des unités de Panzers lors de leur engagement en Normandie
  • Veillées d’armes, lundi 5 juin 1944
  • Mardi 6 juin 1944
  • Mercredi 7 juin 1944
  • Jeudi 8 juin 1944
  • Vendredi 9 juin 1944
  • Samedi 10 juin 1944
  • Dimanche 11 juin 1944
  • Lundi 12 juin 1944
  • Mardi 13 juin, les renforts arrivent, Wittmannà Villers-Bocage
  • Il faut contre-attaquer, 14 au 24 juin
  • La bataille de l’Odon, 25 au 30 juin
  • 4 au 10 juillet, Caen, l’assaut final
  • Goodwood, 18 au 20 juillet
  • Annexes

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