Militaria hors-série n°98 (Histoire & Collections, 2016)

Petit à petit, l’historiographie de la Seconde Guerre mondiale et plus particulièrement celle concernant les événements de mai et juin 1940 à l’Ouest révèlent une image bien différente de l’armée française. Non seulement, elle se bat, se sacrifie, mais elle réagit aussi. Que ce soit à Flavion, à Stonne, dans l’Avesnois, à Montcornet, à Abbeville et dans bien d’autres lieux, elle tente d’inverser le cours des choses. Bien sûr, le succès n’est pas au rendez-vous, mais l’ardeur au combat est bien là quoiqu’on en dise. Idem pour sa capacité à réorganiser et rafraîchir des unités. Les Divisions Cuirassées et les Divisions Légères Mécaniques sont complétées, reconstituées. La capacité de l’armée allemande à reconstituer des unités détruites ou à en lever d’autres sur les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale n’est pas unique. L’armée française réalise le même exploit fin mai et début juin 1940.

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La reconstitution d’un front sur la Somme et l’Aisne en quelques jours, l’organisation de quelques réserves mécaniques pour contre-attaquer, la levée de nouvelles unités pendant que les soldats encerclés à Lille et Dunkerque se sacrifient jusqu’au bout pour repousser l’inéluctable : c’est l’autre exploit méconnu de l’armée française.

Ce numéro hors-série du magazine Militaria le décrit avant de passer aux combats proprement dits. Les Allemands lancent la seconde partie de la bataille de France avec l’opération Fall Rot à partir du 5 juin 1940. Contrairement à Fall Gelb, l’offensive se déclenche en cascade : le 5 juin 1940 sur la Somme entre Amiens et Abbeville et entre Péronne et Amiens, le 9 juin 1940 sur l’Aisne. Yves BUFFETAUT propose un texte qui ne cherche pas à relater exhaustivement les combats mais à à transcrire les caractéristiques principales de ces affrontements en les illustrant de nombreux témoignages et anecdotes. Le lecteur perd un peu en vue d’ensemble mais y gagne dans sa compréhension des conditions de combat.

Le rapport de force devient trop inégal et malgré l’esprit de sacrifice, le front finit par craquer. Les capacités opérationnelles françaises sont entamées de façon rédhibitoire, mais elle parvient à conserver une certaine cohésion dans ses replis, notamment au sud de la Loire. Mais c’est une autre page méconnue qui s’ouvre…

Sommaire :

  • Somme et Aisne, un front fragile
  • 5 juin, combats sur la Somme
  • 9 juin, von Runsdtedt attaque

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