Batailles n°72 (Ysec, 2015)

Abbeville, ou près de deux semaines de contre-attaques françaises et britanniques entre les premières escarmouches et la dernière offensive menée par la 2ème Division Cuirassée (DCR). L’Histoire est cruelle, elle ne retient que peu de chose de l’action des divisions blindées françaises en mai et juin 1940 alors qu’elle magnifie celles de l’adversaire. Pourtant, Divisions Légères Mécaniques (DLM) et Divisions Cuirassées (DCR) sont sans cesse sur la brèche. A peine les pertes comblées, elles repartent au combat. C’est donc légitime de leur faire de la place dans l’historiographie de cette époque et de ne pas s’arrêter aux écrits laissés par quelques grands acteurs qui savent laisser une trace pour la postérité au détriment d’une approche plus exhaustive et mesurée (pensons notamment à Charles DE GAULLE et sa 4ème Division Cuirassée ou Erwin ROMMEL et sa 7. Panzer-Division).

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Ce numéro de Batailles fait donc de la place à la 1st Armoured Division et surtout à la 2ème Division Cuirassée (DCR) qui tente vainement d’anéantir les derniers restes de la tête de pont allemande d’Abbeville le 4 juin 1940, la veille du déclenchement de l’opération Fall Rot. L’article n’oublie pas non plus le rôle joué par les 31ème Division d’Infanterie et 51st (Highland) Infantry Division.

Quatre ans plus tard, la situation s’est totalement inversée. Même si elle n’est pas parfaite, loin de là, l’exploitation alliée de la percée de l’opération Cobra en Normandie en remontant vers la Belgique conduit à la poche de Mons et à la reconquête de Calais. Deux combats distincts, deux articles pour s’en souvenir (voir aussi Mook 1944 hots-série n°1)

Les combats en URSS ne sont pas en reste avec quelques pages consacrées aux partisans en Crimée (un sujet bien trop peu abordé dans la littérature française), et un aperçu des combats de l’automne 1944, eux aussi très peu détaillés. Cette période est pourtant clef car elle marque l’essoufflement des offensives d’été soviétiques et le rétablissement d’un front allemand à l’Est, tout aussi miraculeux que celui à l’Ouest. La stabilisation des deux fronts permet aux Allemands de reconstituer, réunir et concentrer les forces qu’ils lancent à partir du 16 décembre 1944 dans les Ardennes…

Enfin, un très bon aperçu de l’intérêt des combats menés en Indochine avec le récit de l’opération Mouette et une analyse de ses limites.

Sommaire :

  • Notes de lecture
  • Thierry CHION, La 1ère blindée britannique dans la bataille d’Abbeville, in Batailles n°72 (Ysec, 2015)
  • Yves BUFFETAUT, La 2ème DCR à Abbeville, l’ultime offensive de l’armée française avant la défaite, in Batailles n°72 (Ysec, 2015)
  • Yves BUFFETAUT, La poche de Mons, dernier encerclement de l’été 1944, in Batailles n°72 (Ysec, 2015)
  • Yves BUFFETAUT, Partisans en Crimée, in Batailles n°72 (Ysec, 2015)
  • Mathieu GEAGEA, La conquête de la forteresse de Calais, in Batailles n°72 (Ysec, 2015)
  • Ludovic FORTIN, L’Armée rouge aux frontières du Reich, in Batailles n°72 (Ysec, 2015)
  • Ludovic FORTIN, ISU-122 et ISU-152, automoteurs soviétiques, in Batailles n°72 (Ysec, 2015)
  • Yoann MARLIERE, Opération Mouette, choc dans le delta du Tonkin, in Batailles n°72 (Ysec, 2015)
  • Yoann MARLIERE, Le Chaffee en Indochine, in Batailles n°72 (Ysec, 2015)
  • Sébastien HERVOUET, Bergen la mystérieuse, in Batailles n°72 (Ysec, 2015)

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