Batailles n°80 (Ysec, 2017)

Les combats à l’Ouest en 1940 sont décidément bien mal connus. Entre les mythes des armées belges et françaises qui ne se battent pas, les quelques actions symboliques de Hannut, Stonne ou Montcornet, il existe pourtant de très nombreux exemples de sacrifices, d’initiatives… La défaite jette un voile dessus qu’il faut impérativement découvrir et faire revire. C’est donc tout le mérite de ce numéro de Batailles que de revenir sur les combats désespérés du 16ème Corps d’Armée français pour protéger le périmètre de Dunkerque avec les 12ème Division d’Infanterie Motorisée (DIM), 32ème Division d’Infanterie (DI) et 68ème Division d’Infanterie (DI) plus les restes d’un certain nombre d’autres unités. Le tout aux cotés des derniers éléments de la British Expeditionary Force (BEF) avant leur rembarquement. Une résistance désespérée qui mérite de rentrer davantage dans les annales.

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39/45 Magazine n°49 (Heimdal, 1990)

Publié à l’occasion des 50 ans de l’évacuation de Dunkerque, ce numéro de 39/45 Magazine y consacre l’essentiel de son sommaire avec deux articles. L’un consacré aux combats proprement dits avec un long débat sur la raison du Haltbefehl, son auteur, Yves BUFFETAUT ne penchant pas pour le fait de ménager la Grande-Bretagne, mais plutôt les troupes allemandes en vue de la seconde partie de la bataille de France, les troupes encerclées étant de toutes façons perdues. D’autres questions sont abordées comme celle de l’attitude des Britanniques vis-à-vis des Français, celle de Maurice GAMELIN qui possède une bonne vision mais qui est incapable de la mettre en oeuvre ou encore celle du rôle de l’aviation… bien présente.

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Uniformes n°330 (Regi’Arm, 2020)

Il faut pousser au-delà de la couverture pour se rendre compte de la richesse du contenu de ce numéro du magazine Uniformes qui contient de nombreux articles particulièrement originaux et fouillés. Le premier concerne les visières de protection étudiées par l’armée française lors de la Première Guerre mondiale et proposées par Jean DUNAND. Conception, essais, différences des séries, tout y est, même le retour du projet en 1940 ! Idem pour l’article concernant le paquetage individuel du soldat allemand, sa composition et son évolution au cours de la Seconde Guerre mondiale. Un sujet finalement assez complexe à maîtriser mais ici clairement explicité. De quoi observer différemment les photos d’époque.

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Hommes de Guerre n°23 (Histoire & Collections, 1990)

Si l’armée française ne démérite pas en mai et juin 1940, elle ne connaît cependant pas de réelle victoire… à l’exception de Narvik en Norvège. Celle-ci est éclipsée par le désastre qui se passe au même moment en France. A l’occasion du cinquantenaire de ces événements, ce numéro d’Hommes de Guerre rend hommage au Corps Expéditionnaire français en Scandivavie, mais aussi à tous les combattants sur le territoire national. Sous l’impulsion de François VAUVILLIER et des Editions Histoire & Collections, il signe aussi le début d’une redécouverte historique loin des clichés d’une armée se débandant et abandonnant ses armes. Au menu, récit des combats bien sûr, mais aussi unités, organisation matériels et portraits !

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2e Guerre Mondiale n°59 (Mars & Clio, 2015)

Méconnue, parfois décriée, l’armée belge se bat dix-huit jours face à l’invasion allemande de mai 1940. Ses combats ne se résument pas à la chute du fort d’Eben-Emael ou aux actions des Chasseurs ardennais dans les Ardennes. Totalement déstabilisée par le franchissement du canal Albert au sud de Maastricht dès les premières heures du 10 mai 1940, l’armée belge se reprend et parvient à reconstituer un front défensif. L’effondrement du front français au débouché des Ardennes et l’impossibilité de stopper les divisions blindées allemandes sur la Sambre scellent indirectement le sort de la Belgique. Sa capitulation est vécue comme une trahison par ses alliées qui ne peuvent cependant plus rien pour elle. La British Expeditionary Force (BEF) ne pense plus qu’à s’échapper et les Français luttent pour leur survie en oubliant leurs alliés (cf. La défaite française, un désastre évitable, le 16 mai 1940, il fallait rester en Belgique). Un article qui redore quelque peu le blason de l’armée belge dont les combats méritent d’être mieux explorés par l’historiographie.

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2e Guerre Mondiale n°42 (Astrolabe, 2011)

Vaste question que celle-ci : la France pouvait-elle gagner en 1940 ? En effet, contrairement aux idées reçues, les soldats français se sont battus, bien battus même. Les matériels n’ont pas à rougir devant ceux de l’adversaire. Rien n’est toujours parfait, mais en face aussi il y a des faiblesses. La manœuvre Dyle-Breda se justifie, mais l’armée française pensée, conçue et entraînée pour la défensive ne prend-elle pas un trop risque à s’exposer ainsi ? Le sens du sacrifice est évident mais trop d’attaques ou de contre-attaques échouent ou ne sont pas décisives. L’incapacité à réduire les têtes de pont allemandes sur la Somme fragilise la Ligne Weygand alros que les effectifs sont déjà tendus. A son habitude, Dominique LORMIER défend avec acharnement l’armée française et croit en la poursuite des combats en Afrique du Nord. Faut-il encore être en capacité de l’organiser. Chacun se fera son idée. Ce qui est clair, c’est que la possibilité de renverser sérieusement le cours des événements se situe au cours des dix premiers jours qui suivent le déclenchement de Fall Gelb une fois passées les opportunités des toutes premières heures…

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Gazette des Armes hors-série n°17 (Regi’Arm, 2009)

Ses vestiges sont de moins en moins visibles surs les côtes, du fait de l’érosion du temps et des constructions modernes sur le littoral. Des milliers de personnes contribuent à sa construction. Des milliers de soldats y montent la garde. Des milliers partent à l’assaut contre lui après des mois de préparation. Et il ne tient que quelques heures, voire presque pas. Il marque pourtant de son empreinte la Seconde Guerre mondiale. Il ? Le Mur de l’Atlantique (Atlantikwall) bâti initialement par les Allemands pour empêcher tout débarquement allié. A l’aide de photographies d’archive et surtout de photos couleurs des magnifiques reconstitutions de scènes d’époque au sein des quelques musées qui parsèment les côtes (Guenersey, Raversjide, Batz-sur-Mer), il décrit les vie des hommes qui contribuent à son édification, son entretien et à son armement. Un résumé haut en couleurs de sa genèse à ses derniers combats, très plaisant à lire et à regarder.

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39/45 Magazine n°150 (Heimdal, 1998)

De tous les combats ! La 1ère Division Légère Mécanique (DLM) est sur tous les fronts en mai et juin 1940. A la pointe de la manœuvre Dyle-Breda, elle fait volte-face pour tenter de s’opposer sur l’Escaut et la Sambre aux forces allemandes qui viennent de forcer la Meuse. Viennent ensuite les combats au Mont Saint-Eloi près d’Arras puis la couverture de Lille et enfin le repli sur Dunkerque et l’évacuation. Une épopée trop connue que rappelle le premier volet des combats de la 1ère DLM paru dans ce numéro de 39/45 Magazine. Avec quelques extraordinaires clichés venant de vétérans français !

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La Waffen-SS dans la bataille de France (Grancher, 2005)

En apparence, les opérations à l’Ouest comme celles de Pologne sont menées par es officiers supérieurs de l’armée allemande traditionnelle. Malgré les apparences, apparaissent déjà quelques tendances de fond qui caractérisent à la fois la Wehrmacht, la conduite hitlérienne des opérations militaires et la brutalité d’une armée nourrie de revanche et de sentiment de supériorité (voir par exemple les ouvrages de Benoît RONDEAU Être soldat de Hitler ou L’armée d’Hitler, ou encore La guerre du désert par Nicola LABANCA, David REYNOLDS et Olivier WIEVIORKA, sans parle d’Opération Barbarossa de Jean LOPEZ). En complément de la nazification de la caste militaire, par soumission, ambition personnelle ou par adhésion, l’émergence d’une force militaire inféodée au parti nazi à travers la Waffen-SS symbolise la main-mise totale d’Adolf HITLER sur les rouages de l’Etat. Relativement transparente en Pologne, la Waffen-SS gagne le droit d’être militairement acceptée lors des opérations à l’Ouest en mai et juin 1940. Ce livre est l’histoire de ces combats initiatiques.

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Bataille de l’Escaut et de la Sensée, mai 1940 (Nord Patrimoine, 2002)

Alors que les divisions blindées allemandes se ruent sur les côtes de la Manche, d’importants combats se déroulent entre Valenciennes et Cambrai sur l’Escaut et la Sensée. Peu connus car éclipsés par la fulgurance de la percée allemande, ils démontrent cependant le mordant de l’armée française qui ne s’avoue pas vaincue. Face à la percée sur la Meuse de Dinant à Sedan, elle se réorganise pour tenter de rétablir un front cohérent et surtout envisage de contre-attaquer. La tentative britannique d’Arras est bien connue, surtout par le récit qu’en fait Erwin ROMMEL à la tête de sa 7. Panzer-Division. Celle française en direction de Cambrai passe inaperçue. D’une part, il ne peut réellement se développer, d’autre part, point d’unité ou de chef prestigieux pour en faire la narration.

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