Ardennes 1944/1945 – mercredi 20 décembre 1944

A la fin de la quatrième journée de l’offensive allemande, il est à peu près clair que ses objectifs initiaux ne peuvent maintenant pas être atteints. L’unique chance de succès de la 6. SS-Panzer-Armee, la Kampfgruppe Peiper, a été stoppée juste après la sortie de Stoumont et a dû rebrousser chemin sur La Gleize. Ses lignes de ravitaillement sont menacées avec la reprise partielle de Stavelot par les Américains tandis que son flanc droit est exposé du fait de l’échec de la 12. SS-Panzer-Division à franchir les Hautes Fagnes et son flanc gauche par le saillant de Saint-Vith dans lequel s’engouffre la 7th US Armored Division. La seule bonne nouvelle pour les Allemands résident dans la progression des divisions blindées de la 5. Panzer-Armee. Mais des erreurs de commandement ne leur permettent pas de s’emparer de Bastogne avant que la défense américaine ne se renforce.

Le 20 décembre 1944, c’est avant tout la concrétisation de la décision d’EISENHOWER prise la veille de confier le commandement de la 9th US Army et d’une partie de la 1st US Army à l’Anglais Bernard MONTGOMERY. Cette décision plus que pertinente provoque cependant des grincements de dents chez les Américains, mais elle est cohérente d’un point de vue contrôle de la bataille. C’est une nouvelle illustration de la maîtrise des événements par les Alliés tandis qu’au même moment les Allemands accumulent déconvenues et bévues.

La 3. Panzergrenadier-Division qui a pris la relève de la 12. SS-Panzer-Division est incapable de franchir la défense américaine établies sur les Hautes Fagnes. De son côté, la Hitlerjugend qui a glissé son effort à partir de Bullange se trouve de nouveau bloquée au niveau de Bütgenbach par les hommes de la 1st US Infantry Division.

De son côté, la Kampfgruppe Peiper est acculée et les incursions de la 3rd US Armored Division lui interdisent tout repli pour ses blindés… La Panzer-Brigade 150 commence à être engagée conventionnellement en direction de Malmedy pour la soulager mais sans impact notable pour le moment. La 9. SS-Panzer-Division essaye de son côté aussi de la soulager en poussant en direction de Vielsalm.

A Saint-Vith, si les Américains tiennent encore un important carrefour routier entre les deux armées allemandes sur lesquelles repose l’offensive, la 7th US Armored Division risque cependant l’isolement. Les unités libérées par la capitulation des régiments de la 106th US Infantry Division progressent et l’avancée de la 5. Panzer-Armee vers Houffalize fait peser un nouveau risque d’encerclement. Mais au lieu de chercher à encercler la ville, la Führer-Begleit-Brigade commet l’erreur de vouloir se frayer un passage vers la Meuse en délaissant l’encerclement de Saint-Vith, laissant ainsi la 7th US Armored Division et les autres unités américaines dans et autour de la ville de pouvoir s’échapper si besoin (voir 39/45 Magazine n°354).

De leurs côtés, les 560. Volksgrenadier-Division et 116. Panzer-Division continuent de s’enfoncer plus à l’ouest. Mais leurs pointes rencontrent les éléments de la 3rd US Armored Division et de la 84th US Infantry Division qui arrivent en renfort (voir Batailles & Blindés n°86).

A Bastogne, les Américains disposent désormais d’assez de troupes pour pouvoir défendre la ville. La 2. Panzer-Division et la 130. Panzer-Lehr-Division ont donc pour ordre de contourner la ville chacune par un côté pour continuer de progresser vers la Meuse. Charge à la 26. Volksgrenadier-Division se prendre la ville. Cette dernière se charge pour le moment de progresser autour afin de l’encercler totalement. Les 5. Fallschirmjäger-Division et 352. Volksgrenadier-Division peuvent enfin avancer après leurs succès de la veille alors que la 212. Volksgrenadier-Division finit par venir à bout de la faible garnison américaine d’Echternach appartenant à la 4th US Infantry Division.

En continuant de progresser plus avant, les divisions de la 5. Panzer-Armee se mettent de plus en plus en danger alors que leurs flancs ne sont pas sécurisés et que les chances d’une victoire stratégiques sont désormais minimes compte tenu de l’échec de la 6. SS-Panzer-Armee et l’arrivée quotidienne de nouveaux renforts alliés. Les occasions de succès tactiques sont négligées comme à Saint-Vith ou à Bastogne par l’obsession d’atteindre la Meuse.

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