Les 2e et 3e Divisions Légères Mécaniques, Tome 2 (Arès, 2018)

Deuxième volet de l’historique de la 2ème Division Légère Mécanique (DLM) et de la 3ème Division Légère Mécanique (DLM), ce livre couvre un espace temps beaucoup plus large que le premier qui se focalise sur les combats à Hannut dans la trouée de Gembloux du 10 au 14 mai 1940.

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Après avoir âprement défendu leurs positions face aux Allemands, les deux divisions se retrouvent malgré tout emportées par la défaite française et alliée. En effet, dès le 13 mai 1940, la Meuse est traversée au débouché du massif des Ardennes. Toutes les contre-attaques échouent. Quand la 6. Panzer-Division se libère de la résistance française à Monthermé et fait un raid jusqu’à Montcornet le 15 mai 1940 au soir, elle rompt le front français qui contient encore la tête de pont allemande de Sedan. Une fois battue la 1ère Division Cuirassée (DCR) à Flavion et la 2ème Division Cuirassée sur l’Aisne, plus rien ne peut arrêter l’avance allemande avant qu’elle n’atteigne la Manche.

Regroupées au sein du Corps de Cavalerie, elles sont également victimes de l’ineptie de la doctrine française qui préfère finalement émietter son unique corps blindé en appui des unités d’infanterie de la 1ère Armée, dilapidant ainsi une possible réserve mobile et puissante pour contre-attaquer.

Le récit couvre donc des combats peu explorés dans les ouvrages ayant trait à 1940 qui se focalisent principalement sur les moments clefs (la traversée des Ardennes, la percée sur la Meuse, Arras, Dunkerque…), à l’exception de l’exhaustif Mémorial de la Bataille de France paru en quatre volumes chez Heimdal. C’est tout d’abord le repli de Belgique puis les combats dispersés face à l’avance des divisions blindées allemandes à Mormal, Cambrai et Bapaume. C’est également le volet français de la contre-attaque d’Arras et les combats pour Noeux-les-Mines. Symbole de l’échec français et du sacrifice des meilleures unités, les deux divisions sont dans l’incapacité de freiner l’avance allemande et de se dégager de l’encerclement qui se dessine. Elles sont inexorablement poussées vers Dunkerque et prises elles-aussi dans la nasse.

Néanmoins, le rôle et les résultats obtenus par les deux divisions sont une lueur d’espoir dans la cinglante défaite. Dans l’urgence, de nouvelles DLM son constituées par la transformation des Divisions Légères de Cavalerie. Les évacués de Dunkerque rejoignent la Métropole début juin. Trop tard pour participer aux combats de la Ligne Weygand. Quand les deux divisions recomplétées arrivent sur le front, les Allemands ont déjà passé la Seine. C’est de nouveau un repli qui s’amorce et qui s’achève pour les deux divisions dans la région de Périgueux.

Le livre se termine sur un enseignement de la campagne et un bref descriptif des marquages et immatriculations engins blindés engagés.

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