Les 2e et 3e Divisions Légères Mécaniques, Tome 1 (Arès, 2017)

Erik BARBANSON livre ici le premier tome de son étude consacrée à la 2ème Division Légère Mécanique et à la 3ème Division Légère Mécanique. Une oeuvre remarquable qui bénéficie d’un effort particulier sur l’iconographie d’origine française. A savourer tout particulièrement…

En effet, alors que les ouvrages consacrés à certaines unités allemandes sont pléthoriques (Rommel et sa 7. Panzer-Division par exemple), de nombreuses autres restent dans l’oubli. La situation est pire pour les françaises. Heureusement, les efforts de quelques passionnés qui réunissent régulièrement leurs plumes au sein du magazine GBM commencent à payer. L’armée française peut enfin avoir des historiques d’unités dignes de ce nom ! Ce livre est en l’illustration.

Après avoir rapidement évoqué leur formation, l’auteur se concentre sur la période du 10 au 14 mai 1940. En réaction à l’attaque allemande, les Alliés déclenchent leur plan d’entré en Belgique pour établir une ligne de défense qui s’appuie sur la Meuse jusqu’à Namur puis sur la Dyle jusqu’à Anvers (voir la très bonne analyse dans En mai 1940, fallait-il entrer en Belgique ? Décisions stratégiques et plans opérationnels de la campagne de France). Le Corps de Cavalerie qui regroupe les deux unités françaises doit couvrir la trouée de Gembloux le temps d’établir la ligne de défense principale.

Face aux Français, dévalent les 3. Panzer-Division et 4. Panzer-Division en provenance de Maastricht et du canal Albert. Au niveau de Hannut, la première grande bataille de chars de l’Histoire commence… Pour les Français, point d’effondrement mais le délai de couverture est bien moins long qu’espéré. Au final les objectifs de la manœuvre Dyle-Breda sont caduques avant même l’affaire de Sedan. Le terrain laissé aux Allemands leur permet de récupérer leur matériel mis hors de combat. Ces derniers, ici comme ailleurs, ne se retrouvent pas réellement en difficulté, en tout cas pas assez pour devoir se replier ou modifier leurs plans sous la contrainte. L’auteur se garde d’ailleurs bien d’établir un bilan définitif, mis à part de souligner l’extrême bravoure des cavaliers…

De façon chronologique et séquentielle, les combats sont détaillés. Le texte est complété d’une riche iconographie faisant appel à des clichés d’origine française et allemande. Quelques dessins et croquis d’époque sont également proposés. Cartes et profils couleurs complètent le tout (les habitués y reconnaîtront la patte graphique de GBM). Des encarts fournissent également des informations complémentaires comme des organigrammes avec les noms commandants des différentes unités et des listes de chars abandonnés ou perdus par les Français.

C’est donc un document indispensable pour bien comprendre les événements côté français. Et à compléter par le tome 2. Ceux qui veulent connaître et comprendre le cheminement de la cavalerie française durant l’Entre-Deux-Guerres peuvent se tourner vers GBM hors-série n°1.

Sommaire :

  • Avant-propos
  • De la mobilisation à l’attaque allemande
  • Le combat de découverte et la mise en place
  • La bataille s’engage
  • 13 mai, la journée du grand choc
  • 14 mai, jour de gloire de la 2e DLM
  • Le bilan de la bataille
  • Remerciements
  • Glossaire
  • Bibliographie

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