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39/45 Magazine hors-série n°4 (Heimdal, 1988)

Issu des premiers numéros hors-série de 39/45 Magazine qui donnent par la suite la naissance au magazine Historica, ce quatrième numéro hors-série couvre le déroulement des opérations de la percée d’Avranches suite au succès de l’opération Cobra jusqu’au franchissement de la Seine par l’armée allemande en retraite. Si le titre de la couverture (la retraite allemande) peut laisser penser à une vision essentiellement germanique, le texte analyse surtout les errements du commandement allié qui empêchent de prendre dans la nasse de la poche de Falaise / Trun / Chambois la majeure partie du corps de bataille allemand engagé contre la tête de pont alliée depuis le Débarquement du 6 juin 1944.

Sur la petite centaine de pages que contient le numéro, seules une quinzaine sont du texte. Les autres proposent de nombreuses photographies issues des archives officielles de l’époque et plusieurs cartes.

Ce numéro est cependant essentiel pour la bonne compréhension du retard allié pour fermer la poche et des forces allemandes qui parviennent à s’échapper.

La première bévue alliée se déroule le 12 août 1944 quand la 5th US Armored Division et la 2ème Division Blindée se présentent devant Argentan pourtant peu défendue. Les Canadiens sont eux toujours bloqués à Falaise à moins de vingt-cinq kilomètres de là… En fait, depuis la veille, Bernard MONTGOMERY, Omar BRADLEY et George PATTON ne s’accordent pas sur l’orientation à prendre : continuer à foncer vers l’Est ou remonter vers le Nord à la rencontre des Canadiens. Comme expliqué dans l’anthologie  Historical Perspectives of the Operational Art (Center of Military History, United States Army, 2005), tout vient de l’absence de réelle vision opérationnelle des Alliés dès la conception des plans d’invasion.

A cela s’ajoute une mauvaise compréhension de la réalité et des intentions allemandes. Les Alliés comprennent que des effectifs importants ont déjà quitté la poche et qu’il pourrait dès lors être plus intéressant de réaliser un grand enveloppement en s’appuyant sur la Seine. C’est partiellement vrai, plusieurs unités ayant été plus ou moins retirées des premières lignes pour être rafraîchies. Mais c’est aussi faux, car de nombreuses unités et plusieurs états-majors sont encore enfoncés dans le saillant. Le problème est que les Alliés sont incapables de s’aligner et de se coordonner entre eux. Les ordres donnés par MONTGOMERY, BRADLEY, PATTTON sont contradictoires les uns avec les autres faisant perdre de précieux jours et dispersant les axes d’effort. Au final, l’option de boucler la poche est prise, mais trop tard. Celle de créer un piège plus vaste est évoquée mais rien n’est réellement collectivement entrepris pour la réaliser. Au-dessus de cette mêlée, le silence d’EISENHOWER, commandant en chef de toutes les forces alliées engagées, est surprenant.

Côté allemand, les pertes matérielles sont lourdes. L’effectif des divisions blindées est cependant relativement préservé. Ce sont quelques divisions d’infanterie qui souffrent le plus (84. Infanterie-Division, 326. Infanterie-Division, 363. Infanterie-Division, 708. Infanterie-Division). Les niveaux de production alors atteints par l’industrie allemande et la priorité donnée au Front de l’Ouest permettent de reconstituer à l’automne un corps de bataille qui surprend les Alliés dans les Ardennes en décembre 1944. En Hollande, ce sont les restes des unités allemandes engagées en Normandie qui font échec à l’opération Market-Garden.

En Normandie et plus globalement à l’Ouest en cet été 1944, la victoire alliée est certaine et éclatante.

Cependant, elle a un sentiment d’inachevé car elle ne permet pas la destruction totale de l’armée allemande qui conserve encore des ressources importantes. Le III. Reich ne peut être définitivement défait avant la fin 1944 comme espéré un temps, ce qui aura pour conséquence plusieurs centaines de milliers victimes supplémentaires de la cruauté nazie [cf. Historical Perspectives of the Operational Art (Center of Military History, United States Army, 2005), p. 393] et la main-mise totale de l’URSS sur l’Europe de l’Est.

Sommaire :

  • Les Américains sur les arrières des Allemands (1er au 16 août 1944)
  • Le bouclage de la poche de Falaise (16 au 20 août 1944
  • Le retraite vers la Seine (21 au 29 août 1944)
  • Le bilan

Boutique :

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