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Batailles hors-série n°5 (Ysec, 2017)

Reprenant le concept des Militaria hors-série dont le numéro 104 est le dernier réalisé en coopération avec le binôme Yves BUFFETAUT pour les textes et Eric SCHWARTZ pour les profils couleurs chez Histoire & Collections, cet hors-série du magazine Batailles se penche sur un aspect assez peu connu des combats à l’Ouest en mai 1940 avec la bataille de Lille durant laquelle plusieurs unités françaises sont encerclées et résistent jusqu’au pour retarder l’avance allemande vers Dunkerque.

Si la chevauchée des unités blindées allemandes vers la Manche après leur percée sur la Meuse, et plus particulièrement à Sedan, est bien connue, la défense des unités alliées encerclée dans la gigantesque poche formée dans le Nord de la France et en Belgique face à la pression des unités du III. Reich l’est beaucoup moins. Pourtant, elle est essentielle pour comprendre l’esprit qui habite les unités françaises et la volonté hitlérienne de préserver les unités blindées allemandes pour la seconde phase des opérations, bien plus pragmatique qu’un éventuel souhait de ménager la Grande-Bretagne en lui permettant de rembarquer ses troupes.

Le magazine Batailles a le grand mérite de dépoussiérer cette page d’histoire dans un numéro qui va de pair avec le numéro 80 dont une étude porte sur la défense de Dunkerque complétant lui aussi le numéro 78 dont la une est consacrée aux opérations d’évacuation.

Le 27 mai 1940, la 7. Panzer-Division d’Erwin ROMMEL a déjà franchi le canal de la Bassée et une quarantaine de kilomètres seulement restent encore ouverts pour permettre à la 1ère Armée positionnées à l’Est et au Sud-Est de Lille de passer. Les heures sont donc comptées… Mais les états-majors français n’ont pas encore pris le bon tempo dans cette campagne qui décidément va trop vite et bouscule l’armée qui est considérée comme la première au monde.

La 32ème Division d’Infanterie parvient à passer sans trop de difficulté. La 12ème Division d’Infanterie Motorisée (DIM) passe aussi, mais en force. Ce sont les seules unités à s’échapper et à garder à peu près leur cohésion. Elles seront d’ailleurs essentielles dans la défense du camp retranché de Dunkerque, mission pour laquelle elle se sacrifient jusqu’au dernier moment (cf. Batailles n°80).

Contrairement aux Britanniques qui décident rapidement de tout faire pour évacuer leur Corps Expéditionnaire, les Français s’accrochent toujours le 28 mai à l’idée de Maxime WEYGAND de couper le corridor allemand par le Sud et par le Nord.  A l’échec de la tentative d’Arras le 21 mai 1940 et à l’impossibilité de rameuter en nombre suffisant des réserves au Sud de la Somme, s’ajoute maintenant la reddition des Belges dont le front vient d’être percé sur la Lys. Alors que la pression allemande est partout pressante et que chaque heure compte pour sauver ce qui peut l’être, ce n’est que le 29 mai 1940 que le Groupe d’Armée 1 reçoit expressément l’ordre de se frayer un chemin jusqu’à Dunkerque. Mais il est bien trop tard et les tentatives de percée sont dès lors vouées à l’échec.

La 1ère Division d’Infanterie Motorisée est disloquée en tentant de rejoindre de Dunkerque et doit se replier dans la poche. Sont également prises au piège la 2ème Division d’Infanterie Nord Africaine (DINA), la 5ème Division d’Infanterie Nord Africaine (DINA), la 1ère Division d’Infanterie Marocaine (DM), la 15ème Division d’Infanterie Motorisée (DIM), la 25ème Division d’Infanterie Motorisée (DIM)…

Dès lors, les combats sont confus mais acharnés. Le récit de la capture du commandant de la 253. Infanterie-Division, Fritz KÜHNE, est savoureux, mais démontre à quel point la situation est confuse et les lignes entremêlées. La situation de la poche est également terrible à la fois pour les civils et les soldats.

Le 1er juin 1940, les dernières unités se rendent. Le commandant du XXVII. Armee-Korps accorde les honneurs militaires aux Français représentés pour la circonstance par des hommes de la 2ème Division d’Infanterie Nord Africaine (DINA) et de la 5ème Division d’Infanterie Nord Africaine (DINA). Neuf généraux français sont capturés (René PRIOUX, Henri AYMES, Félix MUSSE, Jean-Baptiste MOLINIE, Albert MELLIER, Alphonse JUIN, Pierre DAME, Augustin AGLIANY, Léon JENOUDET). René PRIOUX et son Corps de Cavalerie à Hannut / Gembloux se sont illustrés quelques jours plus tôt face au XVI. Armee-Korps (mot.). Alphonse JUIN fera parler de lui un peu plus tard à la tête du corps expéditionnaire français en Italie.

La maquette, l’iconographie et les profils couleurs rendent ce numéro très agréable à lire. La reproduction de quelques cartes Michelin d’époque permet de visualiser la topographie des lieux en 1940 avec une urbanisation beaucoup moins poussée qu’au moment où est écrit ce texte. Seules manquent quelques cartes détaillées des opérations au jour le jour pour visualiser le déroulement des opérations.

Sommaire :

  • Le Groupe d’Armées 1 face à l’encerclement
  • La bataille de Carvin, 25-28 mai 1940
  • La retraite vers Dunkerque devient impossible
  • Les tentatives de percée
  • Le groupement Moliné disparaît avec les honneurs

Boutique :

     


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