Publicités

Archive

Archive for mars 2014

Aérojournal n°40 (avril / mai 2014)

30 mars 2014 2 commentaires

revue_aerojournal_040**** Excellent / *** Très bien / ** Bien / * Moyen / x A éviter

Les six articles de ce numéro sont tous de véritables pépites.

Le dossier principal se penche sur l’insurrection en Irak en 1941 et les opérations aériennes qui y furent associées. Si la tentative manquée du coup d’état pro-allemand est relativement connue, le détail des combats et des moyens utilisés par les différentes parties le sont beaucoup moins. Après s’être régalé de la trentaine de pages, il ne sera plus possible de penser qu’il ne s’agissait que d’un détail rapidement expédié par les Britanniques.

Autre article très opérationnel, celui consacré aux opérations aériennes au-dessus du maquis du Vercors est lui aussi très intéressant et propose une vision originale de cet épisode tragique de la Résistance française. Contrairement à la légende, les forces aériennes alliées sont largement intervenues. L’auteur lance une comparaison étonnante, mais finalement vraie, entre le Vercors et la cuvette de Dien Bien Phu, qui sont toutes deux des positions indéfendables quand elles sont assiégées.

Ce numéro assure également la transition entre deux séries. Celle qui passait en revue toutes les escadres de chasse de la Luftwaffe se termine tandis que débute celle sur les opérations spéciales aériennes menées durant la Seconde Guerre mondiale. Le premier volet s’intéresse aux missions « Carpetbaggers » de l’aviation alliée au-dessus des territoires occupés par le III. Reich pour soutenir les réseaux de résistance afin de s’assurer un terrain politique favorable après la guerre.

Côté biographie, ce numéro propose un article sur le très controversé chef d’état-major de l’Armée de l’Air entre les deux guerres, Joseph VUILLEMIN.

Enfin, un article relativement court se penche sur le Bloch 155 avec à l’appui des plans au 1/48ème.

L’iconographie est particulièrement bien réussie, les cartes très claires et les profils couleurs de toute beauté. Le fond et la forme sont à nouveau d’excellente facture.

=> Sommaire détaillé

=> Aérojournal n°40, Editions Caraktère, avril / mai 2014, 6,90 € (prix à parution, France métropolitaine), 84 pages

=> Texte, photos N&B et couleurs, cartes, plans, profils couleurs

Publicités

39/45 Magazine n°321 (Editions Heimdal, avril 2014)

29 mars 2014 2 commentaires

revue_3945magazine_321**** Excellent / *** Très bien / ** Bien / * Moyen / x A éviter

Ce numéro de 39/45 Magazine revient sur un épisode connu du Front de l’Est, le sauvetage du sud du Front de l’Est après Stalingrad grâce au contre conçu par MANSTEIN autour de Kharkov en février / mars 1943. La première partie de cette étude revient sur la situation des deux belligérants après l’encerclement de la VI. Armee et les options qui s’ouvrent aux deux camps. C’est donc l’occasion de revenir sur la retraite menée avec brio des forces allemandes et sur les ambitions démesurées soviétiques qui surestiment leur potentiel et surtout l’effondrement de la Wehrmacht.

Sont également offerts aux lecteurs deux portraits de combattants français qui continuent la lutte après la défaite du printemps 1940. L’un se retrouve sur le « Georges Leygues » et participe ainsi aux débarquements de Normandie et de Provence. L’autre portrait s’attarde sur l’un des héros de l’escadrille Normandie-Niemen qui combat aux côtés des forces aériennes soviétiques (VVS).

Original, la seconde partie du dossier sur l’OSS en Birmanie apporte fait découvrir un théâtre d’opération peu connu de la Seconde Guerre mondiale et l’intérêt de ces opérations un peu particulières dans cette région particulière.

La rubrique archéologique quitte encore une fois la terre pour sonder les fonds sous-marins et s’attarder sur un sous-marin italien coulé dans l’estuaire de la Gironde par un submersible britannique en décembre 1940.

Quelques très beaux profils couleurs accompagnent l’iconographie. Les cartes sont par contre de pauvre qualité. De nombreuses reproductions couleurs d’objets d’époque accompagnent également les photos.

=> Sommaire détaillé

=> 39/45 Magazine n°321, Editions Heimdal, mars 2014, 6,90 € (prix à parution, France métropolitaine), 66pages

=> Texte, photos N&B et couleurs, cartes, profils couleurs, reproductions couleurs d’objets d’époque.

www.3945km.com – Des origines aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale, un siècle d’histoire militaire planétaire !

Interview de Benoît RONDEAU à l’occasion de la parution de son livre Invasion ! Le débarquement vécu par les Allemands (Editions Tallandier, mars 2013)

28 mars 2014 4 commentaires

livre_tallandier_rondeau_benoit_invasion

Soixante-dix ans après le Débarquement, vous publiez un nouvel ouvrage sur le sujet en optant pour le point de vue « allemand ». Quelles sont les principales avancées historiques qui éclairent d’un jour nouveau cet épisode célèbre ?

Les grandes lignes de la bataille de Normandie sont bien connues depuis longtemps. Dans les détails, on peut percevoir comment a réagi le haut-commandement allemand pendant ces deux mois cruciaux et pourquoi telle ou telle décision a-t-elle été prise. La perspective envisagée est en effet trop souvent celle des Alliés. Quant aux ouvrages en langue française présentant l’ensemble de la bataille du point de vue allemand, mis à part quelques livres de mémoires (Speidel…), il n’existait jusqu’alors que celui de Paul Carrell, bien partial et entaché d’erreurs. Il passe par ailleurs sous silence bien des aspects de la bataille. Par ailleurs, bien des lieux communs persistent sur la manière dont les combats ont été menés par les Allemands (loin d’être tous d’invincibles guerriers) ou encore sur la réalité du terrain en Normandie. L’importance de la première semaine de la bataille est souvent négligée. Mon ouvrage se veut être une mise au point documentée, détaillée et objective. Au-delà des combats, souvent rapportés, mais ici uniquement selon le point de vue des Allemands, j’aborde de nombreuses questions de tout ordre trop souvent survolées, notamment stratégiques ou sur le quotidien et les circonstances dans lesquelles les Allemands ont dû combattre.

Quels sont les principaux témoignages allemands sur le Débarquement et la bataille de Normandie ? Comment les analyser aujourd’hui avec le recul du temps ?

Il y a les journaux ou papiers personnels comme ceux de Goebbels et de Rommel mais aussi les mémoires de certains officiers comme Warlimont, Ruge, Speidel ou Luck. De nombreux témoignages de combattants ont été recueillis par des historiens et certains soldats ont publié leurs mémoires comme Otto Henning. Les souvenirs d’Omaha Beach de Goeckel et de Severloh sont bien connus. Les souvenirs sont bien entendu sélectifs, surtout avec les années. Mais ces hommes ont été des témoins. Les journaux intimes ont l’avantage d’avoir été écrit dans le feu de l’action, sans perspective d’être lus par d’autres. Quant aux mémoires, il faut les comparer à l’aulne de ce qu’on connaît sur la réalité des opérations. Des individus comme Speidel ou Kurt Meyer ne sont pas forcément les plus fiables. Bien des propos ont longtemps été acceptés sans réelle réflexion.

Au cours des combats, les Allemands ont-ils été à un moment donné en état de remporter la victoire ? Les Alliés ont-ils douté de leur succès ?

Passé le Jour J, voire les quelques jours qui suivent (et encore…), il n’y a plus aucun espoir de victoire pour les Allemands si on entend par victoire l’anéantissement total de la tête de pont alliée. Quant aux Alliés, si la préparation du Jour J a été méticuleuse, les principaux responsables ont du attendre anxieusement les informations en provenance des plages : Eisenhower n’avait-il pas préparé un texte en cas d’échec? Les premiers jours, la question est de savoir si les Allemands vont être en mesure de faire intervenir leurs réserves plus rapidement que les Alliés ne renforcent leur tête de pont. Montgomery a dû ensuite adapter son plan aux circonstances: la résistance allemande est plus forte que prévue. Fortitude fonctionne au-delà des espérances. Certes, on ne doit pas douter de la victoire au SHAEF ou au QG au 21st Army Group, mais le simple soldat qui piétine pendant des semaines dans la campagne normande a certainement pu voir les choses autrement.

Côté allemand, quelles ont été les différentes phases de la bataille ?

Il y a d’abord la période cruciale du Jour J et des quelques jours qui suivent : les Allemands essayent en vain de monter une contre-attaque décisive. Dans le même temps, ils doivent consolider le front dans tous les secteurs. La chute de Cherbourg, assez rapide bien que les Alliés y aient consacré plus de temps qu’escompté, signifie que les Allemands n’ont pu empêcher leurs adversaires de disposer d’un port en eaux profondes. Sur le reste du front, de la 2nde quinzaine de juin au 25 juillet, c’est la longue période des combats défensifs qui voit une progression très lente et très coûteuse pour les forces des deux camps : il faut tenir le front. Fin juillet et début août, c’est la percée : il faut alors tenter de rétablir un front cohérent (contre-attaque de Mortain). Devant l’impossibilité de stopper la chevauchée des Américains, c’est ensuite la bataille de la poche de Falaise : l’armée tente d’échapper une première fois à la destruction. Il faut ensuite franchir la Seine (les combats en Haute-Normandie sont d’ailleurs assez peu connus globalement), ce qui est un succès.

Quelles ont été les principales erreurs allemandes ?

Si les divisions blindées avaient été disposées selon le schéma préconisé par Rommel, cela aurait pu avoir de lourdes conséquences le 6 juin. Toutefois, le plan adopté par les Alléis aurait forcément été altéré en tenant compte de ce nouveau dispositif. Par ailleurs, le Jour J, l’erreur cruciale, outre le retard pris pour mettre en mouvement la 12. SS et la Panzer Lehr, est une très mauvaise utilisation des réserves présentes en Normandie: il était sans doute possible aux Allemands d’anéantir la tête de pont aéroportée à l’est de l’Orne et de faire échouer le débarquement à Omaha. L’autre erreur majeure est d’avoir cru pendant si longtemps qu’un second débarquement surviendrait dans le secteur de la 15. Armee. Cela fut décisif.

Quelle sont été les principales faiblesses de la Wehrmacht en Normandie ?

Elles sont bien connus mais il faut se garder d’établir un état des lieux des faiblesses de la Wehrmacht pour prétendre ensuite que ce n’est pas un armée efficace et redoutable. Les principales carences de la Wehrmacht en Normandie sont le renseignement, la logistique et l’absence de couverture aérienne (ce qui influe sur le renseignement). On pourrait y ajouter les interférences du haut-commandement, Hitler et l’OKW, ont pu causer des difficultés, sans qu’il faille systématiquement attribuer au Führer la responsabilité d’un échec ou de la prise d’une mauvaise décision. Enfin, il faut tenir compte des autres fronts, notamment celui de l’Est, qui l’empêche de concentrer tous ses moyens.

Les Alliés ont-ils été surpris et / ou déstabilisés par la réaction allemande ?

La principale inquiétude portait sur la rapidité avec laquelle la Wehrmacht mobiliserait ses réserves. Or, l’opération d’intoxication Fortitude s’est avérée être un succès au-delà des espérances. Les pertes subies le Jour J sont moins importantes que prévues, notamment au sein des formations aéroportées. Comme je l’ai dit précédemment, les Alliés ont aussi été surpris par la résistance allemande, notamment à Caen, qui n’est conquise qu’après des semaines de combats.

Les combats terrestres sont assez bien connus. Cependant, la Kriegsmarine et la Luftwaffe ne sont pas restés inactives. Quel bilan en tirer ?

Compte-tenu de leurs faibles moyens relativement à ceux des Alliés, ces deux armes ont presque fourni le maximum de leurs possibilités. Les formations terrestres de la Luftwaffe, surtout les paras, ont été d’un apport précieux sur le terrain. Dans le ciel, la partie est perdue d’avance, même sans le chaos provoqué par la mise en place un peu désordonnée de nouveaux aérodromes. On ne peut que s’étonner du gaspillage de forces dans le sacrifice des bombardiers dans le « Baby Blitz » du début de 1944 et des bombes volantes V1, certes imprécises, mais qui auraient pu être lancées sur des objectifs sensibles sur le plan militaire comme les ports. Le plus précieux concours de la Kriegsmarine à la bataille provient de ses batteries côtières. Elle aurait apporté davantage si elle avait été en mesure de déceler la flotte d’invasion le 5 ou le 6 juin au lieu de rester cantonnée à Cherbourg ou au Havre. Une fois l’opération « Overlord » déclenchée, le rapport de forces est bien trop défavorables, pire encore que auquel est confrontée la Luftwaffe.

La défaite allemande en Normandie signe-t-elle la défaite définitive du III. Reich, ou la victoire des Alliés n’était-elle pas déjà acquise sur les autres fronts, notamment à l’Est ?

Il faut tordre le cou à cette légende qui veut que la guerre n’ait été gagnée que sur le front de l’Est. L’effort de guerre du Reich face aux Occidentaux est considérable dès 1942, et surtout 1943, ne serait-ce qu’en mer ou dans le ciel allemand, mais pas seulement. Sans le second front, il n’est pas raisonnable d’imaginer qu’une offensive comme « Bagration » eût pu être un succès (mais l’inverse est également vrai : comment débarquer sans le front russe…). Défaire les Allemands en France était nécessaire et la bataille de Normandie est décisive à ce point de vue. Néanmoins, à long terme, la cause semble entendue. Tout le monde sait pertinemment que l’échec devant Moscou en 1941 est lourd de conséquences. Mais il faut toutefois se garder d’avoir une lecture prédéterminée de l’Histoire. Un échec du Débarquement est très lourd de conséquences. On ne peut raisonnablement pas affirmer ce qui ce serait passé, notamment sur le front de l’Est. Retarder la victoire signifie davantage de tués dans les camps de concentration, davantage de souffrances et un matériel de plus en plus performant pour la Wehrmacht (certes, à court d’essence, ce qui est une donnée essentielle à prendre en compte). Les Américains auront bien la bombe atomique mais pas avant le mois de juillet 1945 et le ciel allemand est nettement plus dangereux pour un bombardier allié que celui du Japon.

Le Débarquement et la bataille de Normandie fascinent encore et toujours de nombreux passionnés et amateurs, pourquoi ?

Il s’agit d’une bataille décisive de la guerre, bien des combats qui s’y sont déroulés sont entrés dans la légende de la Seconde Guerre mondiale. De nombreuses unités célèbres, presque mythiques pourrait-on dire, y ont participé. Songeons tout de même que 2 millions d’hommes et 10 000 blindés s’y sont battus sur un front relativement étroit, ce qui, ajouté à son aspect crucial, fait qu’elle fut la plus importante de la guerre à mes yeux. Enfin, la Normandie garde le souvenir de ces événements avec ses nombreux sites historiques, musées et cimetières. Je ne vois guère que les Ardennes belges et luxembourgeoises pour avoir gardé un tel souvenir d’une bataille de la Seconde Guerre mondiale. Le souvenir, pensons aux commémorations du 6 juin, est également très médiatisé et cela distingue cette bataille de tous les autres combats livrés pendant la guerre.

=> Acheter « Invasion !« 


www.3945km.com – Des origines aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale, un siècle d’histoire militaire planétaire !

 

Batailles & Blindés hors-série n°24 (Editions Caraktère, mars / avril 2014)

25 mars 2014 1 commentaire

revue_bataillesetblindes_hs_024**** Excellent / *** Très bien / ** Bien / * Moyen / x A éviter

Les Editions Caraktère poursuivent leur diversification progressive sur les conflits contemporains pour dépasser le seul champ de la Seconde Guerre mondiale avec ce superbe numéro hors-série de Batailles & Blindées tout entier consacré à la Cavalerie mécanisée française en ce début de XIXème siècle.

Après une interview du « Père de l’Arme », ce numéro passe en revue les différentes unités qui composent la « Cavalerie » avec à chaque fois un rapide historique puis expose à l’aide de témoignages des exemples d’engagements récents. Le Mali, la Côte d’Ivoire, l’Afghanistan sont des théâtres d’opérations bien entendu très présents, mais le Kosovo et quelques exercices non plus.

La dernière partie s’attarde sur les principaux matériels utilisés à savoir le VBM, le char Leclerc, l’AMX-10 et l’EBRC avec de magnifiques profils couleurs en « 3D ».

Les photos sont de très bonne qualité et les textes se dévorent d’une seule traite.

Particularité des articles, ils ont été rédigés en nom propre ou de façon collective par des acteurs de la Cavalerie, ce qui en fait un témoignage précieux. Il permet de rappeler à tous ceux qui dorment sur leurs deux oreilles bien installés dans leur confort et qui profitent de la vie que des soldats s’entraînent, se battent, sont parfois meurtris dans leurs chairs et laissent leur vie pour défendre la Nation. Ici, nous avons, enfin, un témoignage exceptionnel de la gratitude que nous devons à ces hommes dignes héritiers de leurs ancêtres et qui honorent fièrement les traditions dont ils sont dépositaires.

=> Sommaire détaillé

=> Batailles & Blindés hors-série n°24, Editions Caraktère, mars / avril 2014, 14,90 € (prix à parution, France métropolitaine), 148 pages

=> Texte, photos N&B et couleurs, cartes, profils couleurs

Ligne de Front hors-série n°21 (Editions Caraktère, mars / avril 2014)

24 mars 2014 2 commentaires

revue_ldf_hs021**** Excellent / *** Très bien / ** Bien / * Moyen / x A éviter

Les derniers conflits liés aux conflits asymétriques et à la guerre globale contre le terrorisme ont remis à l’honneur les « snipers » dont l’efficacité est indispensable aux armées d’aujourd’hui dans les types d’engagements dans lesquels elles sont impliquées.

Ce numéro hors-série est une véritable bible et un brillant historique du sniping de la Guerre d’Indépendance américaine aux conflits d’aujourd’hui.

Près de la moitié du numéro est consacrée à la Seconde Guerre mondiale avec un focus particulier sur la guerre russo-finlandaise de l’hiver 1939 / 1940 et le Front de l’Est sans oublier un aperçu assez rapide de la Bataille de Normandie et du Pacifique. Le Royaume-Uni n’est pas en reste et plusieurs pages lui sont consacrées.

L’après-guerre est ensuite traité, les conflits majeurs faisant l’objet de quelques lignes. Le seul défaut de ce numéro est un certain déséquilibre entre la Seconde Guerre mondiale et les conflits contemporains qui ne sont que trop brièvement abordés. Une dizaine de pages auraient été bienvenues.

Les illustrations sont magnifiques et très bien mises en page. Des encarts se concentrent sur une arme, un tireur d’élite ou un thème précis. A noter la liste des « as » du sniping au cours de la Seconde Guerre mondiale avec leur nombre estimé de victimes. Sur six pages, cinq concernent l’URSS !

=> Sommaire détaillé

=> Ligne de Front hors-série n°21, Editions Caraktère, mars / avril 2014, 11,50 € (prix à parution, France métropolitaine), 100 pages

=> Texte, photos N&B et couleurs, cartes, profils couleurs

Air Fan n°424 (Editions EDIMAT, mars 2014)

23 mars 2014 1 commentaire

revue_airfan_424**** Excellent / *** Très bien / ** Bien / * Moyen / x A éviter

La mention spéciale de ce numéro est réservée à la seconde partie de l’étude sur les vols de renseignement électronique menés par l’Armée de l’Air au temps de la Guerre froide au-dessus du territoire allemand et en utilisant les couloirs aériens relient Berlin Ouest à la RFA. C’est une plongée passionnante dans la lutte cachée mais permanente à laquelle se sont livrées les forces de l’OTAN et du Pacte de Varsovie.

Autre article particulièrement intéressant, celui concernant le choix du Brésil de s’équiper du SAAB « Gripen » aux dépends du « Super Hornet » ou du « Rafale ». Loin d’être un caprice, cette sélection démontre une stratégie mûrement réfléchie et un compromis intelligent.

Ce numéro fournit également la première partie d’une étude sur la « Permanence Opérationnelle » de l’Armée de l’Air avec une plongée dans la chaîne de renseignement, de commandement et de décision. Intéressant à comprendre.

Air Fan continue sa revue des voilures tournantes engagées dans les opérations contemporaines en Afghanistan avec cette fois-ci les « Super Puma » espagnoles d’évacuation médicale.

=> Sommaire détaillé

=> Air Fan n°424, Editions EDIMAT, mars 2014, 5,80 € (prix à parution, France métropolitaine), 52 pages

=> Texte, photos N&B et couleurs, cartes, profils couleurs, reproductions couleurs d’objets d’époque

www.3945km.com – Des origines aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale, un siècle d’histoire militaire planétaire !

2e Guerre Mondiale n°53 (Editions Astrolabe, mars / avril 2014)

22 mars 2014 1 commentaire

revue_2gm_053**** Excellent / *** Très bien / ** Bien / * Moyen / x A éviter

La couverture de ce numéro peut alimenter tous les fantasmes de certains et toute la haine des autres. Le principal dossier du numéro est consacré l’ésotérisme et à l’occultisme nazi. La première question qui peut se poser est : quoi de neuf ? En fait, sur le fond pas grand-chose. Les articles reviennent sur la société de Thulé, Heinrich HIMMLER, le château du Wewelsburg et les codes de la SS. Mais au-delà de cette synthèse bien faite, l’intérêt de ce dossier réside surtout sur le mythe et sa déclinaison dans les milieux néonazis ou d’extrême-droite ainsi que l’exploitation que le cinéma en a faite avec notamment Indiana Jones. En bref, passionnant et questionnant sur les propres interprétations qui peuvent être faites de l’Histoire.

Justement, les deux articles de la rubrique « comprendre l’Histoire » analysent d’un côté la pratique de la reconstitution (certains diront de l’histoire vivante) et ses questions morales, et de l’autre côté l’image des soldats de la Seconde Guerre mondiale dans l’esprit du grand public où les clichés jouent un rôle prépondérants, souvent entretenus par le cinéma et certains ouvrages loin d’être exemplaire d’un point de vue rigueur historique et scientifique.

Trois articles plus centrés sur les aspects militaires du conflit sont également présents et méritent tous une grande attention. Le premier est une très bonne synthèse des généraux limogés. Si les exemples allemands viennent le plus facilement à l’esprit, et sont les plus nombreux, des généraux américains et britanniques furent aussi l’objet de limogeage. L’article ne propose pas une succession de portraits, mais au contraire chercher à faire une synthèse des motivations (défaite, désobéissance, santés, difficultés relationnelles…) et des conséquences. Comme le rappelle son auteur, l’article est vraiment une construction originale qui n’est pas la transcription de tel ou tel ouvrage.

L’autre synthèse particulièrement bien réussie est celle qui analyse la réaction allemande face au Débarquement allié en 1944, non pas sous un angle purement militaire, mais sous celui des conséquences sur la répression qui s’instaure, notamment face à la multiplication des actes de résistance et de sabotage. Après quelques exemples, l’auteur essaye de comprendre l’origine de cette brutalité (idéologie nazie, expérience du Front de l’Est, lutte contre les partisans, priorité aux impératifs militaires).

Enfin, un article revient sur les combats dans la région d’Orel à l’automne 1941 lors de la course final vers Moscou. Les blindés allemands se font durement étrillés par les chars soviétiques à Mtsenk, bataille peu connue, mais qui est un épisode de plus qui va progressivement stopper, user et laminer les forces combattantes de la Wehrmacht à l’Est. Deux superbes profils couleurs de chars allemands aux couleurs pré-hivernales sur des pleines pages A4 accompagnent l’article.

=> Sommaire détaillé

=> 2e Guerre Mondiale n°53, Editions Astrolabe, mars / avril 2014, 6,95 € (prix à parution, France métropolitaine), 84 pages

=> Texte, photos N&B et couleurs, cartes, profils couleurs

www.3945km.com – Des origines aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale, un siècle d’histoire militaire planétaire !